Suisse

22 juillet 2014 17:11; Act: 22.07.2014 17:35 Print

Toujours plus de stress au travail

Les Suisses sont de plus en plus nombreux à souffrir de stress sur leur lieu de travail.

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Troubles de l'audition, allergies aux produits chimiques, maladies pulmonaires: la Suva recense chaque année quelque 3000 cas de maladies professionnelles. Ce n'est que «la partie émergée de l'iceberg» met en garde la Confédération. En réalité, les Suisses sont toujours plus nombreux à souffrir de stress et de manque d'exercice physique au travail.

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«De plus en plus de personnes souffrent de problèmes de santé liés au stress ou au manque d'activité physique dans le cadre du travail», indique l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans son magazine «Spectra» publié mardi. Ce sont des «troubles de la santé associés au travail».

Même si ces troubles ne sont pas imputables qu'au travail, ils sont particulièrement répandus dans la population active. Les chiffres de l'Enquête suisse sur la santé de 2012 sont révélateurs: 60% des personnes interrogées ont indiqué «souffrir de stress» et environ 20% estiment que «le stress chronique affecte leur santé».

La carrière avant la santé

Selon une étude du SECO, 34% des personnes interrogées en 2010 affirmaient se sentir fréquemment ou très fréquemment stressées, contre 26% en 2000. Or «le stress favorise toute une série de souffrances physiques et psychiques, telles que les troubles cardio-vasculaires, l'épuisement professionnel ou la dépression», écrit l'OFSP.

La pression imposée en termes de performance, de flexibilité et de rapidité s'est accrue, poursuit-il. «Il devient toujours plus difficile de séparer vie professionnelle et vie privée». L'individu est prêt à sacrifier son bien-être au profit de sa carrière.

Environ 4% des personnes interrogées dans le cadre de l'étude du SECO reconnaissent ainsi avoir pris des stimulants pour accroître leurs performances physiques dans les douze derniers mois, et 4% avoir consommé des médicaments, comme la Ritaline pour améliorer leurs performances.

«Il est temps d'en appeler à la morale des entrepreneurs et des dirigeants pour prévenir leurs propres excès de travail et ceux de leurs collaborateurs en mettant en place une culture d'entreprise bienveillante et respectueuse des valeurs», s'insurge l'OFSP.

Douleurs dorsales

Des enquêtes effectuées auprès d'actifs révèlent que 18% d'entre eux souffrent de douleurs dorsales liées au travail et 13% de troubles musculosquelettiques, notamment de douleurs au dos et aux articulations.

L'activité physique passe souvent à la trappe, car le travail est exercé essentiellement en position assise, explique l'OFSP. A noter que l'inactivité augmente le risque de surcharge pondérale qui peut entraîner l'hypertension ou le diabète.

Une réalité qui a aussi d'importantes répercussions économiques. Le SECO estime que le stress coûte 10 milliards de francs par an aux employeurs. Les douleurs dorsales représentent entre 1,6 et 2,3% du produit intérieur brut (PIB).

(ats)