Débat au Conseil fédéral

23 mars 2011 17:47; Act: 23.03.2011 17:51 Print

Trois variantes pour sortir du nucléaire

La Suisse va étudier une sortie anticipée du nucléaire.

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Cette option fait partie des trois nouveaux scénarios que le Conseil fédéral a décidé mercredi de creuser. Il attend des premiers résultats d'ici juin pour préparer la discussion au Parlement.

Suite à la catastrophe japonaise de Fukushima, le gouvernement a chargé les services de Doris Leuthard d'élaborer de nouveaux scénarios énergétiques. Des plans d'actions ainsi que des mesures doivent les accompagner.

Une première variante prévoit le maintien du mix d'électricité actuel (dont environ 40% de nucléaire) avec un éventuel remplacement anticipé des trois centrales atomiques les plus anciennes afin de garantir un maximum de sécurité.

Sortie anticipée

La deuxième option prévoit de ne pas remplacer les centrales existantes à la fin de leur période d'exploitation. La troisième mise sur un abandon anticipé du nucléaire et une mise hors-service des centrales existantes avant la fin de leur période d'exploitation normale.

Le Conseil fédéral souhaite connaître les potentiels existants, les mesures d'encouragement supplémentaires ainsi que le temps nécessaire. Il veut en particulier étudier avec attention des mesures dans les domaines de l'efficacité énergétique, des énergies renouvelables, de la recherche ainsi que des installations pilote.

Les questions économiques et de politique extérieure en rapport avec l'approvisionnement en électricité de la Suisse à l'avenir devront aussi être passée à la loupe. Le gouvernement a mené son débat sur la base d'une note de discussion présentée par la ministre de l'énergie Doris Leuthard.

Priorités de l'économie

Interrogé par la presse, Johann Schneider-Ammann n'a pas souhaité se prononcer en détail sur les trois options à approfondir. Il a néanmoins souligné ses priorités énergétiques en tant que ministre de l'économie: sécurité de l'approvisionnement, coûts attractifs et pas de trop grande dépendance énergétique face à l'étranger.

Doris Leuthard avait déjà réagi, trois jours après la catastrophe qui a frappé le Japon, en gelant immédiatement les trois procédures concernant les demandes d'autorisation pour remplacer des centrales nucléaires. Cette décision s'applique jusqu'à ce que les origines de l'accident de Fukushima auront été analysées et que les normes de sécurité des centrales helvétiques suisses auront été vérifiées et, le cas échéant, adaptées.

(ats)