Zurich

30 mars 2015 09:33; Act: 31.03.2015 14:04 Print

Un ado grimpe au sommet d'une grue de 135 mètres

R. S. s'est amusé à escalader la plus haute grue de Zurich. L'action énerve au plus haut point l'entreprise de construction Implenia qui gère le chantier en question.

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La grue installée sur le chantier du site de Swissmill à Zurich mesure 135 mètres de haut. Il s'agit actuellement du plus haut point de la ville. Pour R. S. il s'agissait là d'une occasion rêvée pour vivre pleinement sa passion: grimper au sommet de grandes constructions pour y prendre la photo idéale. «Enfant, j'étais passionné de grimpe», raconte l'ado de 15 ans qui a déjà escaladé la tour Roche à Bâle en décembre dernier (voir encadré).

Vendredi dernier, le jeune s'est amusé à grimper au sommet de cette grue, l'une des plus hautes de Suisse. «Ça a valu la peine! La vue était imprenable!» Accompagné d'un ami, R. S. s'est introduit sur le chantier de Swissmill sans autorisation. «Il n'y avait aucun agent de sécurité alors j'ai immédiatement commencé l’ascension. Il faut être extrêmement concentré à chaque pas qu'on fait. On peut glisser à tout moment. Je ne serais jamais monté au sommet si je n'avais pas été en forme ce jour-là.» La peur de se faire attraper l'accompagne néanmoins chaque fois. «La grue se trouve juste à côté d'une rue très fréquentée. Quelqu'un aurait pu nous voir», raconte l'adolescent.

Le chantier respecte les normes de sécurité

R. S. n'est de loin pas le seul à avoir ce hobby. La Suisse compte une communauté de «roofers» (ce terme signifie littéralement personnes qui grimpent sur les toits) qui a de plus en plus de membres. «Je reçois souvent des e-mails de personnes qui veulent faire la même chose que moi», explique le jeune. Son compte Instagram est suivi par près de 1600 personnes. «Nombreux sont ceux qui veulent des conseils. Mais je ne dis jamais aux gens comment se rendre sur une construction. Il faut trouver le meilleur moyen de monter par soi-même.»

Natascha Mathyl, porte-parole de l'entreprise de construction Implenia, qui gère le chantier Swissmill, est tout sauf enchantée par cette action: «Le chantier respecte toutes les normes de sécurité. Il est délimité par un grillage et fermé au public. Des employés d'une agence de sécurité patrouillent sur le site en dehors des horaires de travail.» Natascha Mathyl précise par ailleurs que de nombreux panneaux ont été installés autour du chantier sur lesquels il est clairement indiqué que l'accès au site est interdit. «Il risque sa vie en faisant des choses pareilles», avait dénoncé le porte-parole de Roche, Karsten Kleine, lorsque le mineur avait grimpé au sommet de la tour Roche.

(ced/ofu)