Espagne - accident de train

24 juillet 2014 17:11; Act: 24.07.2014 17:18 Print

Un an après, le conducteur s'excuse

Un an après l'accident d'un train qui a fait 79 morts le 24 juillet 2013, à Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne, le conducteur, mis en examen, a exprimé sa «douleur» et a demandé «pardon» aux victimes.

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28.10 Le ministère public espagnol a requis mardi quatre ans de prison contre le conducteur du train dont le déraillement en 2013 près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-est) avait coûté la vie à 80 personnes, a-t-on appris de source judiciaire. 07.10.2015 L'enquête de la justice espagnole a conclu que le conducteur du train est le seul responsable de l'accident. 08.10 La justice a rendu un non-lieu pour les responsables d'Adif, gestionnaire du réseau ferré espagnol, dans l'enquête sur l'accident de train qui avait fait 79 morts en 2013 à Saint-Jacques de Compostelle, le conducteur étant désormais le seul inculpé, Francisco José Garzon Amo. 09.05.2014 La justice espagnole a mis en examen vendredi onze responsables d'Adif, le gestionnaire du réseau ferré espagnol. Ils sont inculpés pour leurs responsabilités présumées dans l'accident. 30.07. 2013 Les boîtes noires du train ont été examinées. 29.07 Un jeune survivant a retrouvé son dinosaure. 27.07 Le conducteur du train accidenté mercredi a raconté peu après le drame qu'il n'avait pas réussi à freiner parce que le convoi «allait trop vite», a raconté un témoin à la télé espagnole Antena 3. Le conducteur du train était entendu dimanche par un juge, accusé «d'homicide par imprudence». 26.07 La photo de Francisco Jose Garzon Amo, 52 ans, l'air hébété et le visage ensanglanté juste après l'accident, fait le tour des médias. L'homme expérimenté a refusé de répondre vendredi aux questions des enquêteurs qui voulaient l'interroger à l'hôpital. 26.07 Deux jours après le drame qui a coûté la vie à 80 personnes, tous les regards se tournent vers Francisco José Garzon Amo, cheminot de 52 ans. 26.07 Les questions s'accumulent sur la réaction de Francisco José Garzón Amo, un des mécaniciens du convoi. Le 24 juillet 2013, un accident de train est survenu à Saint-Jacques de Compostelle, en Espagne. Le site est un haut lieu du pèlerinage. Des bénévoles attendent les instructions.

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«Je ne peux que demander pardon», écrit le conducteur du train, âgé de 53 ans, dans une lettre pétrie de contrition publiée jeudi par le journal galicien «La Voz de Galicia». «Je ressens tant de peine et de douleur», sont les premiers mots de son bref message. «Cela m'angoisse de penser aux mots que je peux leur adresser, de savoir si ce seront ou non les mots appropriés», a-t-il ajouté.

«En réalité, je ne sais pas si ce que je pourrais dire soulagera quelques-uns d'entre vous dans leur immense douleur. Vous ne savez pas ce que je donnerais pour cela. La douleur qui vous frappe est si grande», écrit encore le conducteur du train Alvia 04155.

«Un an après, je ressens le besoin de vous dire publiquement ce que chaque jour, depuis ce 24 juillet, je vous dis dans ma solitude, détruit par les conséquences de l'accident», confie-t-il encore.

Cette lettre est publiée dans le livre «Le pire jour pour la Galice. Tragédie pour la Galice», que publie «La Voz de Galicia» en ce premier anniversaire.

Longtemps à l'écart

Selon le quotidien national «El Pais», le conducteur, après avoir vécu caché, à l'écart du monde et protégé par ses amis, durant la période qui a suivi l'accident, «ne se cache plus» et vit aujourd'hui dans la ville galicienne de La Corogne, où il s'occupe de sa mère malade.

Le train arrivant de Madrid abordait à 179 km/heure une courbe dangereuse, où la vitesse est limitée à 80 km/heure, quand le convoi a déraillé le soir du 24 juillet 2013 dans le hameau d'Angrois, à quatre kilomètres de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le conducteur du train a été mis en examen pour 79 faits d'homicide par imprudence et laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

Pendant l'instruction, le juge a dénoncé l'absence sur le lieu de l'accident du système européen ERMTS, qui prévoit un freinage automatique en cas de dépassement de la vitesse autorisée. Une dizaine de responsables d'Adif, le gestionnaire du réseau ferré espagnol, ont été mis en examen dans cette affaire.

(ats)