Pöschwies (ZH)

22 décembre 2011 09:02; Act: 22.12.2011 09:22 Print

Un braqueur de banque fait grève de la faim

Le célèbre braqueur de banque Hugo Portmann, interné à la prison zurichoise de Pöschwies, a commencé une grève de la faim le 6 décembre.

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Hugo Portmann, qui souhaite être libéré avec sursis, a commencé une grève de la faim. (Photo: Keystone)

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Le braqueur de banque Hugo Portmann a commencé une grève de la faim le 6 décembre, à la prison zurichoise de Pöschwies. Il proteste contre un changement de son plan de peine qui ne permettrait plus une remise en liberté avec sursis.

«Hugo Portmann boit et prend des vitamines», a précisé à l'ats une porte-parole de l'office cantonal de l'exécution des peine mercredi. Elle confirmait une information parue dans le «Tages Anzeiger» et le «Bund».

Le détenu souhaite être libéré avec sursis. «Avant que cela ne soit possible, il doit se soumettre à une thérapie spécifique», explique la porte-parole Jessica Mayer. Cette procédure comporte une psychothérapie, une formation professionnelle élémentaire ainsi qu'un cours de lecture et d'écriture.

Mais comme M. Portmann refuse ces mesures, il n'est pas possible d'envisager une remise en liberté, selon Mme Mayer. La Cour suprême de Zurich avait recommandé en 2010, après une audition du détenu, de considérer une libération avec sursis, rappellent le «Tages Anzeiger» et le «Bund». Une recommandation réfutée pas la commission d'examen des risques des condamnés.

Longue carrière de braqueur

Hugo Portmann avait été condamné en 2002 par la Cour suprême thurgovienne à neuf ans de réclusion avec internement pour le braquage de deux banques et prise d'otages. Alors âgé de 43 ans, il avait été considéré comme «agressif» et présentant un risque «massif» de récidive.

Il n'en était pas à ses premières armes, puisqu'il avait débuté sa carrière de braqueur de banques en 1983 déjà. Emprisonné à de nombreuses reprises, il est parvenu à s'échapper plusieurs fois. Un de ses complices pour les deux hold-up en Thurgovie, était le «roi de l'évasion» Walter Stürm.

Pas une première en Suisse

Personne n'est encore décédé en Suisse des suites d'une grève de la faim, mais plusieurs y ont déjà été conduites. La plus médiatisée dernièrement est celle du chanvrier valaisan Bernard Rappaz qui protestait lui aussi contre son plan de peine.

(ats)