Assurance maladie

21 mai 2012 15:56; Act: 21.05.2012 16:05 Print

Un comité appelle à voter «oui»

Un refus du projet de promotion des réseaux de soins provoquerait un blocage de la politique de santé. Un comité composé d'organisations de patients, de Médecins et de la Société des pharmaciens appelle à voter «oui».

storybild

Selon Jean-François Steiert, le projet de loi entraînerait plus d'avantages que d'inconvénients. (Photo: Keystone)

Une faute?

Le projet de loi sur les réseaux de soins devrait entraîner nettement plus d'avantages que d'inconvénients pour les assurés, a affirmé le vice-président de la Fédération suisse des patients et conseiller national (PS/FR) Jean-François Steiert lundi devant la presse.

Mais s'il est rejeté, plus rien ne va bouger pendant un bon nombre d'années dans ce secteur, a estimé le secrétaire général de Pharmasuisse Marcel Mesnil. Aucun point n'étant incontesté, il sera difficile de ficeler un paquet allégé en faveur du «managed care» au Parlement, selon M. Steiert.

D'après lui, les personnes qui affirment qu'un «non» le 17 juin favorisera le passage à une caisse maladie unique ont peut-être raison. Mais si elle doit voir le jour, ce ne sera pas avant 2018 à 2020, a assuré le socialiste

La question n'est plus de savoir si les réseaux de santé vont se développer, «mais de quelle façon et dans l'intérêt de qui». Le projet soumis à votation renforce les intérêts des patients et limite l'intervention des assureurs dans les cabinets médicaux, selon ses partisans.

Libre choix

Aujourd'hui, nombre d'assurés n'ont pas la possibilité de choisir de s'affilier dans un réseau de soins intégrés car aucun modèle n'existe dans leur région. La nouvelle loi va changer cette inégalité.

Le projet a bien quelques points noirs, a admis M. Steiert. Par exemple, l'augmentation de la participation financière des assurés aux soins via la quote-part (jusqu'à 1000 francs pour les personnes en-dehors d'un réseau, contre 700 francs au plus pour tous aujourd'hui) est «discutable».

Cette différenciation contredit le principe selon lequel l'attrait des réseaux de soins réside dans leur qualité, d'après lui. Les détracteurs du projet critiquent la fin du libre choix du médecin. Mais personne ne dit que cela existe déjà aujourd'hui, a insisté M. Steiert.

Ainsi, une famille habitant Zurich ou Genève peut économiser plus de 4000 francs de primes par année si elle restreint son libre choix du médecin en choisissant un modèle spécial d'assurance (HMO, médecin de famille). Avec le futur projet, ceux qui veulent éviter les réseaux de soins ne devront payer que 300 francs au plus par an et seulement en cas de maladie.

1,3 million d'assurés

Les assurés sont déjà 1,3 million à avoir rejoint de tels réseaux, a rappelé Margot Enz-Kuhn, du comité des Médecins de famille Suisse. Or, les réseaux devraient être encouragés dès à présent car il s'écoule un certain laps de temps avant qu'ils ne fonctionnent efficacement, a précisé la directrice de la Fondation alémanique pour la protection des consommateurs Sara Stalder, étude à l'appui.

(ats)