Albisgüetli 2011

21 janvier 2011 19:41; Act: 21.01.2011 22:28 Print

Un élu tabassé, un Albisgüetli mouvementé

Hans Fehr, conseiller national UDC zurichois, a été jeté à terre par des manifestants alors qu'il se rendait à pied à la traditionnelle réunion de l'UDC. Il a été transporté à l'hôpital.

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Hans Fehr, conseiller National UDC de Zurich a été pris à partie par un groupe de manifestants, hostiles à l'UDC, en se rendant à la traditionnelle réunion annuelle de la section zurichoise du parti agrarien à l’Albisgüetli.

Une cinquantaine de manifestants se sont retrouvés devant le centre de conférence, d'après le site internet de la «Basler Zeitung». La police les a empêché de pénétrer à l'intérieur de l'Albisgüetli. La police municipal a dispersé le rassemblement au moyen de balles en caoutchouc et de gaz lacrimogène. Ils auraient également fait usage de leurs matraques.

S'il avait une arme il aurait appuyé sur la gâchette

Selon un porte-parole du parti, Hans Fehr a été tiré hors de sa voiture et attaqué par un groupe de manifestants.
Il a été jeté à terre et il aurait été battu à coups de pied. Le visage en sang et visiblement confus, Hans Fehr a expliqué à la «Basler Zeitung online» que s'il avait une arme avec lui, il aurait appuyé sur la gâchette.
D'après la TSR, il aurait été secouru par un groupe de femmes.

Touché à la tête le conseiller national zurichois s'est rendu à l'hôpital et devrait ensuite revenir à la réunion, d'après Yves Gadient, secrétaire général de l'UDC Zurich. Il a reçu le soutien de Micheline Calmy-Rey, premier président ou présidente de la Confédération non-UDC à se rendre à l'Albisgüetli depuis Kaspar Villiger en 2002.

Blocher dit non à l'UE devant Calmy-Rey

L'occasion pour Christoph Blocher de réaffirmer la position de l'UDC contre une adhésion à l'Union européenne. C'est un combat pour la «liberté», a-t-il affirmé devant 1500 partisans réunis à Zurich.

«Ceux qui veulent sauver la Suisse doivent voter UDC en 2011», a déclaré le tribun zurichois sous les applaudissments. L'UDC est le seul parti qui est contre l'adhésion à l'UE, a-t-il insisté.

Le résultat des élections fédérales d'octobre sera décisif pour le futur des relations avec l'UE, a encore déclaré Christoph Blocher. Selon lui, si l'UDC remporte les élections, les autres partis remettront en question leur position.

Pas question de repli

Pour la cheffe de la diplomatie suisse, par contre, pour renforcer la position de la Suisse, «le repli n'est pas une option». «La coopération internationale est le noyau de la souveraineté», a-t- elle déclaré.

«Il faut dynamiser les relations bilatérales» avec l'UE, selon Mme Calmy-Rey. Et dans ce cadre, «nos relations avec l'UE ne doivent pas être basées sur le principe de l'adaptation autonome de notre législation au droit communautaire». La Suisse a besoin d'un nouveau cadre institutionnel compatible avec l'autodétermination de la Suisse ainsi qu'avec l'intérêt européen qui souhaite une harmonisation des règles.

Si l'accueil réservé à la conseillère fédérale socialiste s'est fait sous les applaudissements, Micheline Clamy-Rey a toutefois provoqué une réaction de désapprobation du public en abordant Schengen. Le réseau européen a permis à la Suisse d'atteindre ses objectifs de sécurité et de prospérité, a-t-elle déclaré.

(cga/ats)