Berne

05 janvier 2016 09:52; Act: 05.01.2016 11:41 Print

Un gang publie une vidéo pour narguer la police

Des vandales ont forcé un bus à s'arrêter avant de le taguer, fin octobre à Berne. Ils viennent de publier un enregistrement de l'attaque. La police compte analyser les images.

Sur ce sujet
Une faute?

Fin octobre, une horde de personnes encagoulées s'est livrée à une bataille avec les forces de l'ordre en plein centre-ville de Berne. Une dizaine de vandales ont notamment contraint un bus à s'arrêter pour le taguer. «Le chauffeur et les passagers étaient complètement livrés à ces inconnus. Je suis sûr qu'ils ont eu peur», avait raconté un témoin à nos collègues de «20 Minuten».

Les responsables, des membres du gang de tagueurs 031 (ndlr: l'indicatif téléphonique de Berne), viennent de mettre en ligne la vidéo de l'attaque. Les images sont accompagnées d'une chanson de l'artiste suédoise Elliphant. Contactée, la police bernoise a connaissance du clip. Elle pense que les jeunes cherchent ainsi à mettre en avant leurs actes tout en les enjolivant.

Une attaque minutieusement planifiée?

Samuel Althof, expert en extrémisme, est lui aussi du même avis: «En publiant cette vidéo, les vandales veulent montrer aux autres qui détient le pouvoir. Ils se moquent des autorités et de la police.» Et d'ajouter: «L'attaque semble minutieusement planifiée. Chacun sait ce qu'il a à faire. Le collectif de tagueurs passe ainsi pour le vainqueur. La police, elle, pour le grand perdant.»

Christoph Gnägi, porte-parole des forces de l'ordre bernoises, précise que la vidéo ne montre qu'un seul côté des faits et qu'elle ne reflète pas la réalité: «On voit que l'enregistrement a été monté. Il est très difficile de savoir ce qui s'est réellement passé parce qu'on ne voit pas tout le déroulement de l'attaque.» Malgré cela, Christoph Gnägi précise que ces images seront analysées lors de l'enquête.

Du côté des transports publics bernois, Bernmobil, personne n'a souhaité commenter la récente publication du clip: «Pour nous, l'affaire est close», s'est contentée de dire la porte-parole Tanja Flühmann.