Bâle

14 mai 2019 09:34; Act: 14.05.2019 11:59 Print

Un jardin d'enfants ne veut pas traiter un diabétique

La direction d'un jardin d'enfants de Muttenz (BL) ne veut pas injecter d’insuline à un petit diabétique, car cela relève d'un acte médical. Le Canton refuse d'intervenir.

Les diabétiques doivent contrôler plusieurs fois par jour leur taux de glucose (sucre) dans le sang ou glycémie.

Sur ce sujet
Une faute?

Le petit Noah, 5 ans et diabétique, rencontre un problème supplémentaire au jardin d'enfants de Muttenz (BL). Les enseignants refusent de lui injecter l'insuline dont il a besoin, car il est diabétique de type 1, raconte «BZ Basel».

Noah est en effet trop jeune pour s'occuper lui-même de son diabète et cela ne posait pas de problème au groupe de jeux qu'il fréquentait avant le jardin d'enfants. C'est désormais le service pour enfants de l'hôpital qui assure le contrôle régulier du taux de sucre dans le sang.

Une formation facile

Une solution insatisfaisante pour les parents. «Si Noah se trouve en hypoglycémie, il faut intervenir tout de suite», explique son père. En outre, le garçon fait figure de grand malade aux yeux de ses camarades en raison de l'infirmière qui ne vient que pour lui. Les parents souhaitent que leur fils puisse aller à l'école sans ces restrictions.

L'hôpital de l'enfance à Bâle explique qu'il est facile de former les enseignants pour venir en aide aux petits diabétiques et qu'il propose des formations spéciales. Au début, il faut une forte coopération entre les parents et les enseignants, mais l'expérience montre ensuite que tout fonctionne bien.

Le jardin d'enfants ne veut rien savoir

Mais le jardin d'enfants de Muttenz n'en démord pas: pour la direction, l'injection d'insuline est un acte médical qui nécessite un personnel spécialisé. En outre, elle craint que les enseignants ne négligent la supervision de la classe s'ils doivent s'occuper de Noah. Elle renvoie donc la balle au Canton, lui demandant de fixer des règles claires.

Les parents ne demandent pas mieux, mais le Département de l'instruction publique, à Liestal, botte en touche. Et d'expliquer qu'il n'y a «aucune obligation, mais aussi aucune interdiction. Cela doit être décidé au cas par cas, en fonction de la capacité et de la volonté de l'enseignant.»

(smk/nxp)

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures est automatiquement désactivé en raison du très grand nombre de messages que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Baloo Zia le 14.05.2019 10:16 Report dénoncer ce commentaire

    ......

    Même problème partout. Il faut des décharges pour donner un bête anti-douleur. Avant de râler sur cette situation, il faut peut-être se demander comment on en est arrivé là. La réponse est simple: les parents chiants... Les enseignants font ce qu'ils peuvent, mais admettons qu'il y ait un souci lors d'une injection, les parents n'hésiterons pas à mener la vie dur à l'enseignant. Je comprends qu'ils se protègent et c'est triste d'en être arrivé à cet extrême...

  • D. Responsabilisé le 14.05.2019 09:55 Report dénoncer ce commentaire

    Pas d'acte médical

    Sans la formation correspondante. Au moindre souci, l'auteur de l'acte est automatiquement coupable, responsable pénalement et civilement et sa vie est détruite. Qui veut prendre un tel risque, après des exemples de poursuites en dommages et intérêts de dizaines de millions de $, contre McDo, pour s'être brûlé avec du café trop chaud, pour prendre un exemple au hasard.

  • Adaline le 14.05.2019 10:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bravo

    C'est triste mais entièrement compréhensible ! Même après une formation, ce n'est pas facile de faire une piqûre à quelqu'un, surtout un enfant! Et s'il y a un problème, à qui la faute ! Ce n'est pas aux enseignants ni à l'école d'avoir cette responsabilité

Les derniers commentaires

  • Balazuc le 16.05.2019 07:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    !?!!

    Des vrais gilets jaunes

  • Giovana le 15.05.2019 07:17 Report dénoncer ce commentaire

    Le personnel est qualifié ....

    Je ne comprends pas car toutes les personnes qui sont au près des enfants sont formés, qualifié et je suis une ASE et dans la formation nous sommes obligés de faire ses actes pour un meilleur accompagnement des enfants...

    • JeanP le 15.05.2019 17:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Giovana

      Jusqu'au jour où il arrivera un pépin, dont je n'espère pas, personne ne vous défendra même si c'est indépendant de l'injection.

  • Juliette Bulle le 15.05.2019 07:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Priorité

    La meilleure garderie pour s'occuper d'un enfant s'est Maman. . Les parents devraient comprendre...

    • Mètre Deycolle le 15.05.2019 18:36 Report dénoncer ce commentaire

      @Julie Bulle

      Comprendre???? Les parents???? Oh, mais bravo!!!! Très, très fort, le gag.

  • Balazuc le 14.05.2019 22:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    aie aie, je compliqué vraiment ?

    Le problème c'est notre société proceduriere. Triste monde où tout devient compliqué. en ce qui concerne la pratique de l'injection n'importe qui pourrait le faire sans le moindre danger c'est a la portée de n'importe qui ! De plus l'école est obligatoire donc ce jeune garçon devrait être prit en charge d'une maniere ou d'une autre.

    • JeanP le 15.05.2019 00:17 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Balazuc

      N'importe qui peut faire l'injection, mais s'il se passe une complication pour x raisons, n'étant peut-être même pas dû à l'injection, l'enseignante sera accusée à tort et personne ne la défendra, même pas les médecins. Donc la garderie DOIT se protéger. C'est triste pour l'enfant, mais c'est la faute de la société qui n'est pas du tout flexible.

    • Balazuc le 15.05.2019 16:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @JeanP

      Difficile d'être different. belle mentalité

  • Mamam le 14.05.2019 15:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ABE

    Bonjour, je suis maman d'un enfant diabètique qui a 9ans il avait 3 ans quand le diagnostic est tombé. Nous avons eu les même soucis pour la garderie et ensuite pour l'école. Alors qu'il portait une pompe à insuline. Je pense que l'on ne peut pas imposé à une prof de faire ce genre d'intervention. C'est pour cela que tout les jours au moment de la récréation le cms venait. Aujourd'hui mon enfant le vit très bien il fait exactement les mêmes activités que n'importe qui et a beaucoup de copains. Bref une vie totalement normale mis à part le fait qu'il se pique 6 fois par jour.