Colombie

14 juin 2019 19:24; Act: 14.06.2019 21:52 Print

Une Suissesse «coincée» depuis 5 jours à l'aéroport

Des chauffeurs de taxi, des employés et des voyageurs de Santa Marta, en Colombie, s'interrogent sur une femme qui ne veut pas quitter le terminal aéroportuaire. Elle attend sa famille, qui ne viendra probablement jamais.

Une faute?

La Suissesse A. E.* a atterri à l'aéroport de Santa Marta, nord de la Colombie, il y a un peu moins d'une semaine. Elle a expliqué aux médias locaux, intrigués par une telle attente, que son mari et son fils allaient venir la chercher. Mais personne n'est encore venu, relève 20 Minuten.

Pendant la journée, la Suissesse de 48 ans passe son temps dans les environs de l'aéroport, où elle se nourrit et fait sa toilette. La nuit, elle se retire sur la plage pour dormir. Cette attitude a attiré l'attention des services de migration colombiens. Ces derniers ont prévenu l'ambassade suisse qui a pris contact avec la quadragénaire lors d'un entretien de quelques minutes. Certains chauffeurs de taxi ont expliqué avoir vu la femme dimanche dernier, en compagnie d'un homme. Il lui aurait promis de revenir bientôt, et ne l'aurait finalement jamais fait.

Triste et inquiète

Selon le quotidien «El Tiempo», la Suissesse semble triste et inquiète. Elle ne parle pas espagnol, mais elle a été vue à plusieurs reprises se parlant à elle-même. Il semble qu'elle ait un problème psychologique, a déclaré une employée de l'aéroport au journal. Les autorités locales ont également approché la Suissesse, discutant avec elle grâce à l'aide d'un traducteur.

Mais l'éloigner de l'aéroport n'a pas été si facile. A. E. a refusé de quitter les lieux sous prétexte que sa famille ne la retrouverait pas. Elle a dit qu'elle attendait son fils et son mari. Ce qui est inquiétant, c'est que, selon des recherches menées avec l'ambassade suisse, «la femme n'a pas de membres de sa famille enregistrés sur le territoire colombien et il n'y a aussi aucun rapport mentionnant sa disparition», a expliqué la directrice du bureau local de l'Aide aux femmes.

Les autorités migratoires veulent maintenant contacter ses proches en Suisse pour que la femme puisse retourner dans son pays d'origine.

*nom connu de la rédaction

(vro/cga)