Confédération

03 janvier 2016 08:23; Act: 03.01.2016 09:20 Print

Une année pleine de défis pour Schneider-Ammann

Le président de la Confédération refuse de donner des précisions sur la clause de sauvegarde.

storybild

Schneider-Ammann rappelle que la Suisse et l'UE ont beaucoup d'intérêts communs. (Photo: Keystone/Archives)

Sur ce sujet
Une faute?

En ce début d'année, le président de la Confédération souhaite à la Suisse la stabilité politique, «la meilleure carte de visite pour les investisseurs». Dans la presse dominicale, Johann Schneider-Ammann évoque aussi ses défis, dont les relations avec l'UE.

Sur le dossier de l'immigration, il mentionne que le Conseil fédéral vise une clause de sauvegarde en accord avec l'Union européenne (UE). «Nous avons cherché pendant des mois et des mois toutes sortes d'alternatives, rappelle-t-il dans un entretien publié par Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung.

«Je suis convaincu que c'est la meilleure option pour réussir en même temps à réduire l'immigration et à conserver les accords bilatéraux.» Johann Schneider-Ammann ne veut toutefois pas encore évoquer le détail la clause de sauvegarde.

«Tout ce que je peux dire, c'est qu'il faudra trouver des critères quantitatifs mais aussi qualitatifs. Il y a beaucoup de critères envisageables. Mais la solution doit être la plus simple possible. Ce ne sera pas viable pour les entreprises si nous créons encore plus de bureaucratie, affirme-t-il.

«Ne pas être trop égoïste»

Et de souligner: «Notre solution ne doit pas provoquer de préjudice pour l'UE et (...) ne doit pas être trop égoïste. Or c'est délicat, très délicat.»

Il rappelle que la Suisse et l'UE ont beaucoup d'intérêts communs. «Les échanges commerciaux représentent 1 milliard d'euros par jour avec un excédent en faveur de l'UE d'environ 70 milliards en 2014. C'est énorme. L'UE a donc tout intérêt à la stabilité économique avec la Suisse.»

Le franc fort, un défi

Pour Johann Schneider-Ammann le franc fort «est un véritable problème. Dans presque tous les secteurs économiques, les entreprises sont en train de sacrifier leurs marges. Cela va réduire d'autant leur capacité d'investissement et d'innovation. Et, à la fin, leur compétitivité. On recevra la facture dans un, deux ou trois ans. J'avoue que cela m'inquiète».

Pour y remédier, le ministre PLR veut «réveiller le monde politique» afin qu'il allège les procédures administratives. Il réclame de l'économie qu'elle «s'investisse pour mieux intégrer le potentiel de main-d'oeuvre indigène dans le marché du travail.»

Voyages à l'étranger

Pour 2016, il souhaite que la Suisse reste politiquement stable. «C'est la meilleure carte de visite pour les investisseurs. Plus il y aura d'investissements en Suisse, plus les entreprises seront capables d'innover, d'assurer ainsi leur compétitivité et surtout de défendre l'emploi. D'où mon slogan pour l'année présidentielle: tous unis pour l'emploi et pour la Suisse.»

Le président de la Confédération annonce par ailleurs que la visite en Suisse du président Tunisien, prévue en novembre dernier, se déroulera vraisemblablement en février. Johann Schneider Ammann ira plusieurs fois à Bruxelles pour y rencontrer des représentants de l'UE. Il a aussi prévu d'aller au Mexique et en Chine.

(nxp/ats)

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures est automatiquement désactivé en raison du très grand nombre de messages que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Ginette Les Belles Couettes le 03.01.2016 16:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Défi ?

    Au pire s'il se sent dépassé il démissionne et il touche sa retraite de conseiller fédéral. Ce monsieur n'est pas à plaindre.

  • La Manche le 03.01.2016 20:55 Report dénoncer ce commentaire

    M. Le Président

    Votre devoir est d'appliquer la volonté du peuple suisse, suite au 9 février.

  • Dissident le 03.01.2016 11:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Stop cette peur de l'UE

    "Notre solution ne doit pas provoquer de préjudice pour l'UE" voilà ce que dis notre nouveau président .. Par contre si ça porte préjudice à la volonté du peuple c'est pas grave, tant que l'UE est contente ! Ca commence à bien faire cette histoire d'immigration, la Suisse est souveraine et n'a pas à rendre de compte à la dictature camouflée qu'est l'UE donc réduisez l'immigration un point c'est tout !

Les derniers commentaires

  • La Manche le 03.01.2016 20:55 Report dénoncer ce commentaire

    M. Le Président

    Votre devoir est d'appliquer la volonté du peuple suisse, suite au 9 février.

  • L ' Ami le 03.01.2016 19:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    L ' UE n est pas seule sur le marche du travail

    Qu es que tu en sais ? je pense qu il ne va pas au Mexique pour s acheter un sombrero . Des affaires il y en a , dans tous les pays surtout emergeants . Tu seras un jour content de travailler pour le Mexique , si cela se fait.

  • Jo le 03.01.2016 18:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Abe

    Bonjour à tous Juste un souhait à demander à monsieur Schneider-Amman si il lis mon commentaire. De faire quelque chose pour nos jeunes qui sortent de l apprentissage avec CFC qui n'ont pas beaucoup d'expérience (car les patrons engage des personnes qui ont des années d'expérience) est qui ce mettent au chômage. C est très démoralisant pour eux. C est un père qui vous écrit dans cette situation. Merci Bonne année à tous.

  • Bbs le 03.01.2016 16:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pastrop

    Ne pas être trop stupide, ça c'est son premier défi !

  • Ginette Les Belles Couettes le 03.01.2016 16:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Défi ?

    Au pire s'il se sent dépassé il démissionne et il touche sa retraite de conseiller fédéral. Ce monsieur n'est pas à plaindre.