Zurich

02 décembre 2019 13:16; Act: 02.12.2019 13:47 Print

Une attaque au Milkshake contre deux UDC

L'ancien conseiller national UDC Christoph Mörgeli et Roger Köppel ont été ciblés par des militants antiracistes dans un café zurichois.

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Christoph Mörgeli et Roger Köppel, qui est aussi le rédacteur en chef de l'hebdomadaire Weltwoche, ont été expulsés mercredi dernier à coups de Milkshake du Sphères, un café branché de Zurich, par des «antiracistes et en colère». L'action a été revendiquée sur le portail Barrikade.info et sur la page Instagram de la Jeunesse Révolutionnaire de Zurich.

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Am Mittwoch Mittag wurden Christph Mörgeli und Roger Köppel mit seiner Weltwoche Redaktion von antirassistischen und wütenden Cafe-Gästen mit Milchshake aus dem Cafe Sphères in Züri West vertrieben. SVP-Nationalrat Roger Köppel und seine "Weltwoche" halten fast jeden Mittwoch Mittag ihre Themensitzung in Cafè Sphères ab. Sie verbreiten in ihrer Propaganda tagtäglich rassistische, sexistische und menschenfeindliche Hetze. Das Sphères hat einen linken Anspruch und Anschein, die Geschäftsleitung toleriert aber zynischerweise die "Weltwoche"-Sitzungen. Und nicht nur das: Sie macht sogar eine Ausnahme für sie, denn normalerweise werden im Sphères keine Tische reserviert. Schon Ende Oktober wurde Köppel und seine Redaktion von Cafe-Gästen rausgestellt (https://www.tagesanzeiger.ch/zuerich/stadt/koeppel-unerwuenscht/story/15879937). Nach Köppels medialem Rumgeheule vermeldete der Sphères-Geschäftsleiter Philipp Probst unmissverständlich, dass Köppel und seine Rassistentruppe im Sphères geschätzte und willkommene Gäste seien. Dies zeigt deutlich auf, für welche Seite das Sphères, und allen voran der rechte Arschkriecher Philipp Probst, Stellung beziehen. So nahmen die Mittwoch-mittäglichen "Weltwoche"-Themensitzungen wieder ihren normalen Lauf - bis heute! Mit einer Milchshake-Dusche wurde den SVP-Aushängeschildern Köppel und Mörgeli klargemacht, dass sie nicht toleriert werden und nicht einfach überall ohne Widerstand auftauchen können. Weder im Sphères noch sonstwo! Dabei ist die gern zitierte Meinungsfreiheit kein Argument! Köppel und sein Rassistenpack erniedrigen Menschen tagtäglich aufgrund ihrer Hautfarbe, Herkunft, sozialen Zugehörigkeit, oder ihres Geschlechts. Ein Ort für alle ist ein Ort ohne Köppel und Konsorten! Machen wir ihnen klar, dass sie nirgendwo willkommen sind! #fcksvp #antifa #züri

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Dans le texte justifiant leur coup d'éclat, les militants s'en prennent directement au patron de l'établissement Philipp Probst, qui accueille «cyniquement» toutes les semaines des réunions de la Weltwoche, un journal de tendance droite conservatrice alors que le café se veut proche des milieux de gauche. Les activistes remarquent ainsi que des exceptions sont faites uniquement pour les journalistes, puisque'ils ont des tables attitrées chaque semaine alors que le restaurant ne prend pas de réservations, relève 20 Minuten. La «liberté d'expression» ne peut pas être un argument contre cette attaque, car Köppel et son journal «humilient les gens», justifient encore les auteurs des revendications.

Dimanche soir, la page Facebook du Sphères a publié un message «condamnant toutes formes de violences de discours de haine et d'intolérance venant de gauche comme de droite». «Nous sommes un café culturel ouvert à tous, nous sommes un espace ouvert et dans lequel devraient régner la tolérance et la liberté d’expression (...) Le fait que des militants de droite et de gauche nous utilisent pour parvenir à leurs fins est très agaçant pour toute notre équipe.»

Un porte-parole de la police municipale zurichoise a confirmé être intervenu mercredi au Sphères. Mais aucune plainte n'a été déposée. Verser du liquide sur un individu peut être considéré comme une infraction pénale, à condition qu'il s'agisse d'un produit toxique ou dangereux. Roger Köppel, Christoph Mörgeli et Philipp Probst n'ont pas voulu commenter l'affaire auprès de nos collègues alémaniques. Fin octobre, un incident avait déjà eu lieu au même endroit. Roger Köppel avait tweeté qu'il avait été «bloqué» à l'extérieur de l'établissement avec d'autres journalistes.

Un groupe d'extrémistes de gauche avait perturbé un événement culturel à Zurich début novembre. Le conflit social chilien avait alors traversé les frontières.

(pam/cga)