Suisse

26 juillet 2018 08:23; Act: 26.07.2018 10:21 Print

Une demande de crédit sur deux émane d'étrangers

La population étrangère qui vit en Suisse recherche nettement plus souvent un crédit privé que les autochtones, selon une enquête de Comparis.

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Toutes nationalités étudiées confondues, l'acquisition d'une voiture est le principal motif d'une demande de crédit. (Photo: Keystone)

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Près d'une demande de crédit privé sur deux (45%) émanait en 2017 d'un ressortissant étranger en Suisse. Seuls 6% environ des ménages suisses détenaient un crédit à la consommation, alors qu'ils étaient 25 % d'étrangers à avoir contracté un prêt. C'est ce qui ressort d'une étude de Comparis qui s'est penché sur plus de 30'000 demandes déposées auprès de l'un de ses partenaires financiers.

C'est surtout dans l'est et dans le nord du pays où la part des demandes des étrangers étaient les plus fortes. Bâle arrive en tête (56%), devant Schaffhouse (53,7%) et Thurgovie (53,5%). A l'opposé, les cantons de Uri, Berne et du Jura se trouvaient en fin de classement, avec seulement environ un tiers de demandes de crédit imputables aux étrangers. Dans le canton du Jura, la proportion passe même légèrement en-dessous de 30 %.

Pour financer des voitures

Selon Comparis, les demandes crédits provenant des cinq plus grands groupes d'étrangers en Suisse (Italiens, Allemands, Portugais, Français et Kosovars) s'élevaient en moyenne à 24'000 francs. Ce sont les Allemands qui souhaitent les sommes les plus élevées (24'741 francs) alors que les Portugais réclamaient les montants les plus bas (23'101 francs).

Très souvent, ces demandes de crédit servaient à financer des voitures. Un phénomène particulièrement marqué chez les ressortissants français et portugais. En effet, près d'une requête de crédit sur deux déposée est destinée à l'achat d'une voiture. Chez les Kosovars, Italiens et Allemands en revanche, le financement d'une voiture ne représentait qu'un tiers des prêts.

A noter que chez les Kosovars et les Italiens, plus de 10% des crédits servait à payer des factures en cours ainsi qu'à honorer des dettes. Un chiffre qui tombe à 5,5% chez les Français, soit le taux le plus bas.

(cht/comm/nxp)