1er Mai à Paris

30 avril 2019 17:49; Act: 30.04.2019 17:49 Print

Une nouvelle «journée d'apocalypse» annoncée

Le parcours du défilé parisien sera fortement sécurisé. Tous les commerces, débits de boissons et restaurants devront être fermés le temps de la manifestation.

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Au second plan des luttes sociales depuis le début de la crise des «gilets jaunes», les syndicats français veulent profiter du 1er Mai pour se faire entendre, malgré les menaces des casseurs qui annoncent une «journée d'apocalypse». Les principales organisations professionnelles ont appelé à défiler à Paris et espèrent une forte journée de mobilisation.

La plupart d'entre elles manifesteront ensemble, l'après-midi, dans la capitale française sur un parcours fortement sécurisé, le long duquel tous les commerces, débits de boissons et restaurants devront être fermés le temps du défilé.

Les syndicats entendent «amplifier les batailles pour que les urgences sociales et climatiques soient enfin prises en compte par le gouvernement et le patronat». Les «réformistes», dont la CFDT et la CFTC, marcheront de leur côté dès le matin «pour une Europe sociale et environnementale».

Transformer Paris en «capitale de l'émeute»

Mais tous craignent que leurs revendications passent inaperçues, alors que «gilets jaunes» et «black blocs» appellent à transformer Paris en «capitale de l'émeute». «On sait bien que les ultraviolents, ultragauche mais aussi des ultrajaunes viendront pour casser sur Paris et pas seulement sur Paris», a prévenu le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. De son côté, le président a demandé mardi, au cours du Conseil des ministres, que la réponse aux «black blocs» soit «extrêmement ferme» en cas de violences lors des manifestations du 1er Mai, a déclaré la porte-parole du gouvernement.

«Le président a indiqué que, de manière très ferme, il fallait à la fois permettre aux uns et aux autres, en cette fête très symbolique du Travail de manifester, de revendiquer (...) et qu'on soit extrêmement ferme contre tous ceux qui n'ont pour objectif que le désordre et la violence», a indiqué Sibeth Ndiaye. Il a «souhaité que la réponse à l'encontre des black blocs notamment soit extrêmement ferme», a-t-elle ajouté.

Une «occasion» pour les syndicats

Depuis des mois, en dépit de plusieurs journées de mobilisation, les syndicats sont éclipsés par les «gilets jaunes». Ils n'ont pas participé non plus au «grand débat» organisé par l'exécutif, entre janvier et mars, en réponse à la crise.

«A l'heure où les populismes gagnent du terrain en Europe et en France, à quelques semaines des élections européennes, la CFDT (...) a décidé de faire du 1er Mai 2019 une occasion de poursuivre son engagement pour une Europe sociale et environnementale», a écrit cette organisation dans un communiqué.

Environ 14'500 personnes, selon les autorités, avaient participé au défilé du 1er Mai 2018 à Paris.

(20 minutes/afp)