Canton du Tessin

29 janvier 2020 18:12; Act: 30.01.2020 07:57 Print

Unia attaque les heures d'ouverture de magasins

Le peuple a voté sur l'ouverture des magasins en 2016, mais les informations qu'il a reçues étaient fausses, affirme Unia qui a déposé plainte auprès du Tribunal fédéral.

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Giangiorgio Gargantini est le secrétaire syndical d'Unia Tessin. (Photo: Keystone)

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Le syndicat Unia a déposé plainte auprès du Tribunal fédéral contre une loi récemment adoptée au Tessin sur les heures d'ouverture de magasins. Les citoyens ont voté sur la base d'informations fausses notamment sur les salaires et les heures de travail.

Depuis le 1er janvier, les magasins des «zones touristiques» sont autorisés à être ouverts sept jours sur sept - de 6 heures à 22h30. Une nouvelle convention collective de travail (CCT), condition préalable à la loi, est également entrée en vigueur.

Le gouvernement tessinois mélange la loi cantonale sur l'ouverture des heures de magasins avec la loi fédérale sur le travail qui contient des dispositions sur la protection des employés, a expliqué mercredi devant la presse Giangiorgio Gargantini, secrétaire syndical d'Unia Tessin. «La nouvelle loi péjore gravement la situation des travailleurs.»

«Zones touristiques» extensibles

Le peuple a voté sur l'ouverture des magasins en 2016, mais les informations qu'il a reçues étaient fausses, selon M.Gargantini: on lui a fait croire que les heures d'ouverture des magasins seraient prolongées d'une demi-heure seulement. En réalité, cela va bien au-delà.

En outre, la loi restreint cet assouplissement aux «zones touristiques». Mais au final, ce critère n'est pas bien défini: beaucoup plus de magasins peuvent maintenant bénéficier de l'extension des heures d'ouverture.

«Ce quartier, ici, de Molino Nuovo de Lugano, est considéré comme une zone touristique», s'est exclamé le syndicaliste. Il y a grandi et connaît bien la région, mais il n'a jamais vu de touristes.

Baisse de salaires

Unia est enfin insatisfait du salaire fixé dans la CCT. Il est inférieur de 1,58 franc par heure par rapport à ce que prévoit un contrat de travail normal. De manière générale, cette CCT est pire que la plupart des contrats des grands distributeurs comme Coop, selon M. Gargantini. Unia n'est pas signataire de cette CCT.

Selon le journal tessinois «laRegione», il n'y a pas qu'Unia qui a fait recours contre cette loi. Un commerce de détail s'est aussi tourné vers la haute cour pour d'autres motifs. Le Tribunal fédéral à Lausanne a confirmé les deux plaintes.

(nxp/ats)