Vente de billets fictifs

11 janvier 2019 14:49; Act: 11.01.2019 14:56 Print

La maman escroc obtient une «dernière chance»

Une mère de 31 ans a été condamnée jeudi pour escroquerie, pour la 4e fois. Les juges du tribunal cantonal zurichois ont néanmoins décidé de prononcer une peine clémente.

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La prévenue a empoché 100 francs pour deux billets de l'Open Air de Gampel...qui n'ont jamais existé. (Photo: Keystone)

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Une Kosovare, mère de trois enfants, arrondissait ses fins de mois, entre juillet 2015 et juillet 2016, en escroquant les gens sur le Net. Sa tactique était grossière et culottée à la fois: elle vendait des billets de concert, des cartes journalières CFF, des smartphones et d'autres objets... tous inexistants. A chaque fois, les victimes versaient l'argent sur le compte de la maman, sans jamais recevoir la marchandise en retour.

Déjà condamnée pour des faits similaires

Condamnée en première instance à six mois de prison ferme, la jeune femme a comparu jeudi devant le Tribunal cantonal zurichois. En pleurs, elle a promis de ne plus jamais recommencer. Elle a expliqué avoir eu besoin de cet argent pour elle et ses trois enfants. Des déclarations qui n'ont pas été faciles à croire pour les juges qui ont rappelé à la trentenaire qu'elle avait déjà été condamnée pour des faits similaires par le passé et ce à trois reprises, écrit le «Tages-Anzeiger».

«Toute dernière chance»

De son côté, l'avocat de la défense a expliqué à la Cour que sa cliente souffrait énormément de sa dernière condamnation (six mois ferme). Elle se serait enfin rendue compte des conséquences que ses actes pouvaient avoir pour elle, mais aussi pour sa famille.

Et son argumentation semble avoir convaincu les juges. S'ils ont confirmé la peine de six mois de prison prononcée en première instance, ils ont décidé de l'assortir d'un sursis. La Kosovare ne devra donc pas aller en prison. La Cour a tout de même prononcé une longue période probatoire de cinq ans. Et avant de clore l'audience, le tribunal a souligné qu'il s'agissait là de la «toute dernière chance» qu'on lui accordait.

(ofu)