Conseil fédéral

05 décembre 2018 16:00; Act: 05.12.2018 16:07 Print

Viola Amherd prête pour tous les départements

La nouvelle conseillère fédérale ne compte pas s'immiscer dans les dossiers avant le 1er janvier 2019. Elle ne revendique aucun département en particulier.

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Viola Amherd est prête à reprendre tous les départements. La nouvelle conseillère fédérale ne compte cependant pas s'immiscer dans les dossiers avant le 1er janvier et ne veut rien dévoiler de sa position sur le dossier européen.

Au Conseil fédéral, la Valaisanne s'engagera notamment pour la consolidation des assurances sociales, la relation de la Suisse avec ses voisins et notamment l'UE et de bonnes conditions de transport, ses thèmes de prédilection au Parlement. Célibataire et sans enfant, elle défendra aussi les familles et les mères célibataires, comme elle l'a fait jusqu'ici, a-t-elle déclaré mercredi devant la presse.

Réaction de Viola Amherd suite à son élection

La démocrate-chrétienne ne revendique aucun département au Conseil fédéral et se dit prête à reprendre le Département fédéral de la défense si nécessaire. Rappelant qu'elle a vingt ans d'expérience dans un exécutif communal, elle a estimé que les principes généraux de gouvernement sont les mêmes à tous les échelons, communal, cantonal et fédéral.

Pas d'avis sur l'accord-cadre

Viola Amherd n'a pas voulu prendre position sur les relations de la Suisse avec l'UE. «Je ne connais pas le contenu de l'accord-cadre» avec Bruxelles qui sera traité vendredi au Conseil fédéral, si ce n'est via les médias. N'ayant pas vu les documents, elle considère qu'elle ne peut pas avoir d'avis pour l'instant.

Viola Amherd voit son rôle au collège comme celui d'un pont pour trouver des compromis. Il faut discuter, mais aussi parfois se disputer, avant de trouver des solutions au bénéfice du pays, a-t-elle relevé.

L'élection s'est déroulée plus vite et a été moins mouvementée qu'elle ne s'y attendait, a reconnu la nouvelle conseillère fédérale. Une fois son élection acquise, elle s'est abstenue de voter pour le siège PLR, tout en sachant que Karin Keller-Sutter n'avait pas besoin de sa voix.

Un pas vers la normalité

Le fait que sur quatre candidats, trois étaient des femmes est un pas vers la normalité, selon elle. Cela montre qu'il ne faut plus prendre en compte cette donnée pour élire le Conseil fédéral.

D'un point de vue plus personnel, Viola Amherd est consciente du changement de vie que lui imposera sa nouvelle fonction. «J'ai bien réfléchi avant de me porter candidate». Cette journée d'élection se terminera tranquillement à la maison, a-t-elle dit. Mais elle peut bien s'imaginer prendre encore un apéro.

(nxp/ats)