Lausanne

21 février 2020 08:15; Act: 21.02.2020 08:15 Print

À 4 ans, il s’échappe de la garderie et affole sa mère

par Lauren von Beust - La semaine dernière, un petit garçon a déjoué la surveillance des éducateurs qui l'accueillent pour les repas de midi. Sa maman l'a trouvé sur le pas de leur porte.

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D'abord surprise de retrouver son fils sur le pas de la porte, sa maman a par la suite été saisie d'une colère encore palpable: «Vous vous rendez compte de ce qui aurait pu lui arriver?» (Photo: Keystone/Photo prétexte)

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Chaque mercredi, jeudi et vendredi, Benjamin* passe sa pause de midi dans un Centre de vie enfantine (CVE) de la ville de Lausanne. «Les éducateurs viennent le chercher à l'école, puis le ramènent l'après-midi», explique la maman de l'enfant, âgé de 4 ans.

Mais mercredi dernier, le petit garçon a échappé aux regards des surveillants et en a profité pour rentrer chez lui, confiant à sa mère qu'il se sentait «fatigué». D'abord surprise de retrouver son fils sur le pas de la porte, sa maman a ensuite été saisie d'une colère encore palpable: «Vous vous rendez compte de ce qui aurait pu lui arriver? Je sais que quelques mètres seulement séparent la garderie de notre domicile – environ une minute à pied – mais il a dû traverser la route tout seul, sans aucune surveillance. Ce n'est pas normal», s'indigne-t-elle.

«On leur explique les limites»

De son côté, la ville de Lausanne confirme l'incident et s'explique. «Alors que l'ensemble des enfants pénétraient dans l'enceinte du CVE, le jeune garçon a échappé à l'attention des éducateurs et a manifestement ouvert le portail», détaille David Payot, Municipal lausannois. Les consignes du lieu sont pourtant connues et répétées régulièrement aux enfants. «Ils connaissent les limites de l'enceinte à ne pas franchir, on les leur explique», assure le responsable de la Direction enfance, jeunesse et quartiers.

Bien qu'elle ait eu un échange avec le directeur du CVE, la maman de Benjamin affirme ne pas avoir reçu d'excuses de la part de l'institution. «On regrette évidemment ce cas malheureux, mais il n'y a pas eu de défaillance dans l'organisation en tant que telle. On ne peut pas garantir un risque zéro», reprend David Payot.

Pas de mesures particulières

A ce stade, aucune mesure de sécurité complémentaire ne sera prise par la garderie, qui estime avoir respecté les exigences réglementaires. Cependant, «le cas sera tout de même analysé à l'interne pour éviter que la situation ne se reproduise», précise le Municipal.

Malgré la crainte que son enfant ne refasse une fugue, la mère de Benjamin ne prévoit pas de retirer son fils de la garderie en question.

*Prénom d'emprunt