Grève des femmes

14 juin 2019 21:01; Act: 14.06.2019 21:55 Print

«Cette cause passe avant mes révisions»

par Maria Pineiro, Valentina San Martin, Sophie Zuber - Pour cette grève du 14 juin, la vague violette a déferlé dans les villes de Genève et de Lausanne. Nous sommes allées à la rencontre des grévistes.

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La manifestation pour l'égalité des sexes et notamment l'équité salariale a remporté un franc succès à travers tout le pays. Prise de température à Genève et à Lausanne.

Genève

C'est sous le grondement du tonnerre et de la pluie que la grève des femmes a débuté dans la Cité de Calvin, vendredi matin. Durant toute la journée, des collectifs de quartier ou regroupés par entreprises ont organisé piquets de grèves, lecture de revendications, animations et information à la population. Le mauvais temps n'a pas refroidi les participantes qui défendaient également les femmes discriminées pour des raisons d'origines ou de statut légal.

Ainsi, à l'hôpital, sous la houlette des syndicats, les femmes ont revendiqué de meilleures conditions salariales et de travail pour des professions de la santé dans lesquelles elles sont ultra majoritaires. Le temps d'une journée, le hall d'Uni Mail s'est transformé en atelier géant de confection de pancartes en vue du défilé prévu en fin d'après-midi. Les étudiantes ont notamment dénoncé le plafond de verre et le harcèlement sexuel. Le quartier des Grottes a accueilli les revendications des femmes migrantes sans statut légal, des panneaux ont porté la parole de celles qui n'ont pas pu manifester.

A midi, dans une ambiance bon enfant, mais résolue, les grévistes ont pique-niqué dans divers lieux du Canton, avant de converger peu à peu vers la plaine de Plainpalais, lieu de rassemblement prévu pour le cortège qui a ensuite traversé la Ville entre 17h et 19h.

Lausanne

«Levons-nous femmes esclaves. Et brisons nos entraves. Debout, debout, debout», c'est par ces mots que les grévistes ont donné le ton lors de la Flash mob organisée vendredi matin dans le hall de la gare de Lausanne.

A 11h, la lecture du manifeste et l'appel à la grève se sont tenus à Saint-François, baptisée Sainte-Françoise pour l'occasion. La place a accueilli un repas solidaire, des ateliers et des cours d'auto-défense et a également été le point central de cet événement historique. C'est là-bas que nous sommes allées à la rencontre des divers manifestantes et manifestants.

A 15h24, le temps semble s'être figé pour marquer l'heure symbolique à partir de laquelle les femmes ne sont plus payées. Inégalités salariales, congé parental, violences et harcèlement, voici ce qui a, entre autres, mobilisé les grévistes. Merci pour leur franchise et leur engagement. Bonne grève à toutes et à tous.