Écublens (VD)

20 mars 2019 07:00; Act: 20.03.2019 12:21 Print

«Le gros chien a massacré le petit et mordu la dame»

par Xavier Fernandez - Une vidéo circule sur les réseaux sociaux où l'on voit un amstaff mettre à mort un épagneul papillon, sous les yeux de sa jeune propriétaire.

En raison de la violence des images, cette vidéo a été coupée et le son a été retiré.
Sur ce sujet
Une faute?

Si les faits remontent au 5 mars, c'est mardi que la vidéo a commencé à circuler massivement. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les images sont très crues. Une jeune fille d’Écublens (VD) qui promenait tranquillement son chien, un épagneul nain continental papillon, a vu son compagnon à quatre pattes se faire tuer par un American Staffordshire terrier. «Le gros chien a massacré le petit, et mordu la dame», résume une voisine, témoin de la scène.

En fait, l'amstaff était en balade avec une proche de sa propriétaire. «Pour une raison inconnue, il est parvenu à se libérer de son harnais et s'est jeté sur le petit épagneul», explique un porte-parole de la police cantonale. Immédiatement, la promeneuse du premier a pris le second dans ses bras pour éviter qu'il soit mordu. Et c'est là qu'est intervenue la grand-mère de la fillette, alertée par les cris de cette dernière. «Elle a récupéré le petit chien et, alors qu'elle tentait de s'éloigner, l'amstaff s'est jeté sur elle. Il l'a mordue à la main et la grand-maman a lâché l'épagneul», rapporte la voisine.

Le chien a été séquestré

En une fraction de seconde, le chien réputé dangereux a attrapé l'autre. Les deux femmes ont ensuite essayé de le forcer à lâcher sa prise, avec en toile de fond les pleurs de la fillette. Et si elles ont dans un premier temps réussi, l'amstaff est aussitôt revenu à la charge et s'est à nouveau acharné sur sa proie, au point de la tuer. La grand-mère et sa petite-fille, âgée de 9 ans, se sont alors éloignées et ont contacté la police. «Le chien a été séquestré sur-le-champ», poursuit le porte-parole.

La grand-mère a dû être prise en charge par une ambulance. «Ils l'ont emmenée à l'hôpital et on lui a fait plusieurs points de suture», souligne la voisine. Quant à la fillette, elle était traumatisée. «Au vu des circonstances, nous avons fait appel à une équipe de soutien d'urgence (ESU). Ce sont les mêmes qui interviennent lors de catastrophes ou lorsque nous devons annoncer un décès. De plus, l'ESU demeure à sa disposition, car il n'est pas exclu qu'elle ait encore besoin de soutien psychologique», confie la police.

Quant à l'amstaff, il est en cours d'évaluation pour déterminer sa dangerosité. «Mais je tiens à signaler que tant la propriétaire que la personne qui le promenait sont toutes les deux titulaires d'une autorisation de détention de chiens potentiellement dangereux», conclut le porte-parole.