Montreux (VD)

06 janvier 2016 22:20; Act: 07.01.2016 07:15 Print

«Ma fille, réponds-moi. Je suis très inquiète»

par Abdoulaye Penda Ndiaye - Un Suisse de 25 ans a tué sa compagne, lundi, avant de se tirer une balle. Le couple était sur le point de se séparer.

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La maman de S. nous a fait parvenir cette photo de sa fille. (photo: DR)

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Un mot, un seul mot, glacial et effroyable pour annoncer l’innommable par SMS: «Désolé.» En ce lundi 4 janvier, quand M. a reçu ce message de la part de l’ami de sa fille, elle a compris que quelque chose de très grave venait de se passer.

«J’ai téléphoné aux deux, mais ça sonnait dans le vide. J’ai envoyé des messages où je suppliais S. de me répondre car j’étais très inquiète», raconte la mère de la jeune femme de 26 ans. Le lendemain, au soir, un ami du couple découvre deux corps sans vie sont dans un appartement à Montreux. E., Suisse de 25 ans, a poignardé plusieurs fois son amie avant de l’achever par balle. Il a ensuite retourné son fusil d’assaut militaire contre lui.

«Ils s’aimaient beaucoup. Mais ils étaient très sensibles et jaloux tous les deux», raconte le patron d’un bar d’Yverdon où S. a travaillé. Selon nos renseignements, ce couple qui durait depuis quatre ans tanguait vers la rupture.

Elle voulait lui dire que c'était fini entre eux

La jeune Suissesse, qui rêvait de devenir assistante vétérinaire, était attirée par un autre homme. En novembre, pour réfléchir sur l’avenir de sa relation, S. a marqué une pause avec E. Une de ses amies lui a alors prêté un appartement à Renens (VD). «Il insistait pour qu’elle revienne à Montreux», selon une copine. Ce qu’elle a fait le 10 décembre. Mais les choses ne se sont pas arrangées. «Lundi, elle a décidé de dire à E. que c’était fini entre eux», affirme un ami de la jeune femme. Vraisemblablement, c’est la cause du drame.

Une proche décrit E. comme un homme très difficile à cerner. «Ce dessinateur en génie civil d’apparence calme était très strict. Les jeux vidéo de guerre le passionnaient et il a longtemps rêvé de la légion étrangère. Quand il rentrait à la maison, il mettait son casque et plongeait dans ses jeux», précise-t-elle.

Lundi, le chien Harley, le hamster et le rat du couple ont survécu à la folie meurtrière de E. S., elle, a eu moins de chance.