Lausanne

08 avril 2019 11:43; Act: 14.04.2019 13:19 Print

«Pourquoi il n'y a pas de patrouilles scolaires ici?»

Des parents d'élèves des quartiers de Montoie et Montelly ont manifesté lundi matin pour réclamer «plus de sécurité sur le chemin de l'école». Dans la foulée, ils ont lancé une pétition.

Des parents d'élèves lausannois ont manifesté lundi matin pour réclamer davantage de sécurité routière sur les chemins qui mènent aux établissements scolaires de Montoie, des Figuiers et du Belvédère.
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Lundi, 8h04, devant l'école primaire de Montoie, à Lausanne. Une cinquantaine de parents et des écoliers, sautoir jaune au cou, s'apprêtent à manifester, répondant ainsi à l'appel de l'association Montelly vit. «La police va encadrer notre marche. Mais pour l'instant, il n'y a pas de policiers. On va les attendre avant de commencer», indique une des organisatrices. À peine a-t-elle fini de prononcer sa phrase, qui a provoqué des rires, qu'un motard de la police débarque. Les parents d'élèves ont tous la même demande: «Des mesures améliorant la sécurité sur le chemin de l'école». À les croire, au cours des cinq derniers mois, cinq élèves du quartier ont été renversés ou ont failli être renversés par des voitures. Le dernier accident remonte à tout juste deux semaines.
Enfant de Montoie, Olivier (63 ans) estime nécessaire de mettre en place «davantage d'aménagements piétonniers sur cet axe routier assez dense».

Demande réitérée depuis dix ans

Raphaelle Deshayes, une des organisatrices de la flash mob, estime que la collaboration avec les autorités lausannoises se passe globalement bien et que dès 2020, le 30 km/h devrait entrer en vigueur sur l'avenue de Montoie. Malgré tout, c'est un sentiment d'exaspération qui prédomine. «Cela fait dix ans que nous demandons à la Municipalité de sécuriser l’arrivée et le départ des enfants à l’école. Les accidents continuent. Il faudrait des feux et des patrouilleurs scolaires pour sécuriser l'entrée des enfants dans l'enceinte de l'école», suggère-t-elle.

Même si ses fils sont désormais grands, Pierre (48 ans) n'a pas hésité à être là. «Il faut adapter la circulation aux enfants et non le contraire», suggère-t-il.

À 8h25, fin de la manifestation. Les élèves rejoignent l'école, car les cours vont commencer. Les parents, eux, entendent maintenir la pression sur les autorités lausannoises. D'autres lundis de mobilisation auront lieu le 6 mai, le 3 juin et le 1er juillet. Ils ont également lancé une pétition pour réclamer plus de sécurité sur le chemin de l'école.


(apn)