Bochuz (VD)

10 octobre 2010 11:07; Act: 07.11.2013 16:11 Print

Intervention tardive sur ordre de la directrice?

L'affaire Skander Vogt rebondit. La directrice de piquet aurait dit aux gardiens de ne pas intervenir, selon le «Matin dimanche».

Une faute?

Le drame qui s'est déroulé dans la prison de Bochuz, le 11 mars dernier, continue à alimenter la polémique. Le jeune détenu Skander Vogt avait trouvé la mort dans sa cellule, après y avoir bouté le feu à 1h du matin. Les secours avaient tardé à agir et le constat de décès avait été établi deux heures plus tard. La raison invoquée? Considéré comme un prisonnier dangereux, seul le corps d'élite de la police cantonale, le DARD, avait le pouvoir de le faire sortir de sa cellule. Les gardiens avaient donc attendu. Le DARD avait mis 50 minutes pour arriver sur place.

Or selon le «Matin dimanche»,une autre version circule actuellement dans les couloirs de la prison. Plusieurs sources révèlent que «c'est T. B., la directrice de piquet de Bochuz, qui a donné par oral, cette nuit-là au téléphone, l'ordre de ne pas entrer dans la cellule». Le journal dominical poursuit en mentionnant la discipline «quasi-militaire» des établissements pénitentiaires, ce qui fait que désobéir à un ordre de la directrice conduirait à un licenciement.

Pour l'heure, «c'est la parole du gardien-chef contre parole de la directrice de piquet», explique le «Matin dimanche». Et cela alors que le conseiller d'Etat en charge des prisons, Philippe Leuba, avait demandé de «faire toute la lumière sur cette affaire le plus rapidement possible». Ce n'est apparemment pas le cas et la famille de Skander Vogt a déposé une plainte pour homicide par négligence, rappelle le journal.

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