24 août 2006 23:30; Act: 25.08.2006 16:10 Print

Apprendre à lire et à écrire le langage du peuple elfe

C’est une première. L’Université populaire de Lausanne propose un cours de quenya, la langue inventée par J. R. R. Tolkien.

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«C’est une langue avant tout écrite. Elle est parlée lors des cérémonies. Un peu comme notre latin», explique Dominique Aigroz. La laborantine vaudoise se transformera en professeure passionnée de quenya, ou haut-elfique, dès le 26 septembre, pour dix leçons jusqu’en décembre.

L’idiome a été créé par l’écrivain anglo-saxon J. R. R. Tolkien (1892-1973) pour les elfes, des êtres tirés de la mythologie nordique. Ils se retrouvent dans les livres de l’auteur, notamment dans la trilogie du «Seigneur des anneaux».

«Nous ne savons pas s’il a inventé le quenya avant d’avoir rédigé son œuvre. Mais elle est présente tout au long du «Seigneur des anneaux». Et aussi dans son adaptation au cinéma par Peter Jackson, dans la scène finale du couronnement d’Aragorn par exemple.»

Le quenya posséderait trois mille mots et une grammaire née dans la tête d’un linguiste norvégien, Helge Fauskanger. Des fans s’en sont tout de suite emparés. Ils écrivent des poèmes, des livres et développent le néo-quenya. «J’ai aussi créé un site sur le sujet. On peut y télécharger un dictionnaire. Le site enregistre plus de 17 000 visites par mois dans plus de 72 pays.»

Grâce à sa fille, Dominique Aigroz est tombée dans la langue de Tolkien il y a quatre ans. Elle l’a rapidement maîtrisée avec une méthode d’apprentissage. Depuis, elle donne des conseils aux intéressés et corrigent leurs textes.

Dominique Botti