Neuchâtel

02 juillet 2014 22:23; Act: 03.07.2014 09:28 Print

Chères, les fausses alarmes

par Frédéric Nejad Toulami/frb - Les policiers ne veulent plus se déplacer pour des prunes. En cas d’erreur, le service est désormais facturé plus cher. Les pratiques divergent ailleurs.

Une faute?

En vigueur depuis mardi, la nouveauté est double dans le canton de Neuchâtel. Les entreprises à risques ont désormais l’obligation d’être reliées à une centrale privée qui collecte les alarmes. Et si l’alerte causée par un appareil ­automatique – chez une personne morale ou physique – provoque une intervention inutile de la police, la facture prend l’ascenseur (lire ci-contre). Autrefois fixée à 200 fr., elle est passée à 500 fr. au minimum. C’est à la centrale privée de lever le doute sur le déclenchement d’une alarme, en vérifiant si c’est un bug ou non, avant de faire se déplacer des policiers.

Le cas de figure est différent à Genève. Les forces de l’ordre interviennent de toute manière lors du déclenchement d’une alarme, qui sont toutes reliées à la centrale de la police. En cas de fausse alerte, une facture de 500 fr. est envoyée au propriétaire. «Mais il va de soi que, lorsque nous intervenons à la demande de citoyens qui constatent ou croient constater un cambriolage, nous ne demandons rien du tout», souligne le porte-parole de la police genevoise, Silvain Guillaume-Gentil. Même son de cloche du côté vaudois, où il n’y a pas d’obligation de se rattacher à une centrale privée afin de lever le doute avant une action policière. Mais une loi de 2004 punit de 700 fr. au moins toute intervention provoquée à tort. A Lausanne, enfin, il est assez rare que le déplacement inutile soit facturé, d’après la porte-parole de la police.