Vaud

10 août 2018 22:19; Act: 10.08.2018 22:19 Print

Coke en prison: un jeune meurtrier conteste le test

par Christian Humbert - Un détenu a réclamé une coûteuse expertise et argué d'une contamination du récipient utilisé. Mais les juges l'ont débouté.

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Dix sept sanctions disciplinaires, dont six pour consommation de produits prohibés: avant d’être transféré de Bochuz, à Orbe, au pénitencier de Regensdorf (ZH) en octobre 2017, le jeune meurtrier du Cap-Verdien Luis, restait difficile à canaliser, même entre quatre murs. Le jeune homme d’un peu plus de 20 ans, condamné à 14 ans de prison en janvier 2015, a aussi été sanctionné en prison pour fraude et trafic. C’est dire si les surveillants l’avaient à l’œil.

Ils lui ont fait passer un test d’urine en août 2017, qui s’est révélé négatif. Le meurtrier à dû penser qu’il serait tranquille un moment. Erreur... Un nouveau contrôle a été programmé quelques heures plus tard, alors que le détenu allait bénéficier d’un parloir intime, sans témoin, avec une amie.

Pot «contaminé»

L’analyse et la contre-expertise ont révélé la présence de cocaïne. Le parloir intime a été annulé des jours d’arrêts disciplinaires ont été prononcés. Comme les détenus avaient trouvé le moyen de masquer les traces de drogue dans les éprouvettes de test, les surveillants avaient changé de méthode. Ils utilisaient un pot en carton, non stérile mais propre, à usage unique, et versaient ensuite l’urine dans l’éprouvette. Le meurtrier a contesté, arguant d’une éventuelle contamination du pot en carton. Il a réclamé 1000 fr. de réparation morale et une coûteuse analyse capillaire.

Cette hypothèse a paru peu crédible aux juges cantonaux. Le détenu a été totalement débouté.