Lausanne

27 avril 2019 20:00; Act: 28.04.2019 20:37 Print

Condamné pour agressions sexuelles, il fait appel

par Frédéric Nejad Toulami - Sur les trois individus jugés coupables, le 12 avril, d'avoir abusé de filles totalement ivres, deux d'entre eux n'acceptent pas le verdict.

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Le Tribunal criminel avait condamné le 12 avril dernier trois jeunes hommes camerounais, jugés coupables notamment d'actes d'ordre sexuel en commun sur des jeunes femmes très alcoolisées. Le président de la Cour avait alors estimé «leur culpabilité écrasante, leur empathie absente, et le risque de récidive élevé».

Deux d'entre eux écopaient de prison ferme, ainsi que d'une mesure d'expulsion de Suisse pour 12 ans, le troisième larron bénéficiant d'un sursis partiel, malgré «son attitude abjecte».

Faits toujours contestés

Avocate du principal accusé, impliqué dans des faits délictueux en été 2015 et en octobre 2017, Me Céline Jarry-Lacombe a décidé, en accord avec son client, de faire appel contre cette condamnation. «J’avais plaidé l’acquittement car mon client n’a pas commis les faits qui lui sont reprochés, tant en 2015 qu’en 2017, explique Me Jarry-Lacombe. Il est, selon moi, impossible de condamner mon client à 6 ans et demi de prison uniquement parce que ses habitudes de vie, soit boire et faire la fête en boîte en espérant séduire des femmes, seraient considérées comme immorales ou choquantes. Seuls les faits clairement établis et sans doute possible peuvent amener à une condamnation aussi lourde, ce qui n’est pas le cas en l’espèce.»

Défenderesse de l'autre condamné à de la prison ferme sans sursis, et cousin de l'accusé principal, Me Anna Zanger a déclaré vendredi après-midi à 20minutes.ch qu'elle avait déjà fait une annonce d'appel dans le délai imparti. Elle attend désormais de recevoir le jugement écrit dans le détail pour se déterminer avec son client sur le maintien de ce recours ou pas.

Quant à la procureure, Maria Giannatasio, elle renonce à faire appel car elle adhère aux motifs du verdict de la Cour criminelle lausannoise.