Nord vaudois

12 janvier 2020 19:54; Act: 12.01.2020 19:54 Print

Dans la dèche, elle prend le nom de sa soeur, policière

par Christian Humbert - Une jeune cavalière n'a pas hésité à prétendre être une autre, afin d'endormir la vigilance de ses créanciers. Elle a été condamnée pour escroquerie et faux dans les titres.

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Connue pour ses soucis financiers dans le milieu équestre, la jeune femme pensait avoir trouvé une astuce pour obtenir les services d'un maréchal-ferrant. (Photo: iStock / image prétexte)

Une faute?

«Je suis gendarme.» Apparemment, cette phrase peut encore servir de sésame auprès de certaines personnes. Cela a en tous cas réussi à une Vaudoise de 26 ans, sans profession et jouissant d'une mauvaise réputation financière dans le milieu équestre.

Alors que la jeune femme avait besoin des services d'un maréchal-ferrant pour son cheval, elle en a sollicité un en juillet 2018, lui demandant de venir dans un manège du Nord vaudois. Elle savait que l'homme aurait refusé de se déplacer si elle s'était annoncée sous son nom. Du coup, elle s'est fait passer pour sa soeur, qui est policière. La jeune femme savait pourtant qu'elle ne pourrait pas payer le travail de l'artisan, qui a facturé 230 francs.

Quand les rappels sont arrivés, elle a promis de régler son dû et a même obtenu du maréchal-ferrant qu'il intervienne une deuxième fois, dans un autre centre équestre. Là non plus, elle n'a pas réglé la note.

Faux récépissé de paiement

Alors que le total dû était de 480 francs, elle a bricolé un faux récépissé postal pour faire croire que le versement avait été effectué. Mais l'astuce n'a pas pris et l'artisan a déposé plainte. Celle-ci a été suivie d'une autre action en justice, intentée par un autre maréchal-ferrant, qui a fait valoir des factures impayées datant de 2017.

Déjà condamnée à trois reprises, la jeune cavalière a assuré avoir voulu gagner du temps en attendant de pouvoir donner satisfaction à ses créanciers. Mais le procureur, qui vient de la condamner pour escroquerie et faux dans les titres, a estimé que la jeune femme n'avait pas l'intention de payer ses dettes. Elle a écopé de 1800 francs de jours-amende ferme et de 1125 francs de frais. Ses précédents sursis n'ont pas été révoqués.