Justice à Lausanne

29 janvier 2011 17:53; Act: 29.01.2011 18:56 Print

Deuxième affaire d'abus d'autorité jugée en février

Un policier lausannois sera jugé en février pour abus d'autorité. Il avait donné un coup de poing à un prévenu lors d'une mise en cellule en juillet 2009.

Une faute?

La personne interpellée, une homme fortement alcoolisé, agité et récalcitrant, a déclaré vouloir s'en prendre aux enfants du policier. Le jeune père de famille a perdu alors ses nerfs et lui a donné un coup de poing dans le visage, a expliqué samedi à l'ATS le lieutenant-colonel Pierre-Alain Raemy, futur commandant de la police lausannoise. Il revenait sur des informations de plusieurs médias.

La scène a été enregistrée sur une vidéo. Le prévenu a la lèvre fendue, mais n'a porté pas plainte. Le policier s'est excusé. Il n'a pas été suspendu, mais il répondra de son acte devant la justice durant la deuxième partie du mois prochain.

Le geste n'est pas professionnel, souligne Pierre-Alain Rémy. Mais l'agent s'est dénoncé spontanément. Et sa hiérarchie a annoncé le cas à la justice qui le poursuivra d'office. Cela montre que la démarche éthique mise en place à la police de Lausanne améliore la transparence.

Dans les bois

A une semaine d'intervalle, un autre membre de la police lausannoise sera jugé pour le même chef d'accusation, mais pour des fait bien différents. En février 2010, ce brigadier avait conduit puis abandonné un suspect près des bois de Sauvabelin. Le Tribunal cantonal vient d'annuler son licenciement.

L'affaire rappelle celle du jeune Erythréen qui affirmait avoir été déposé près de Sauvabelin et aspergé de spray au poivre début 2006. Les policiers soupçonnés avaient bénéficié d'un acquittement général en décembre.

Quant au fait que deux affaires d'abus d'autorité soient jugés à une semaine d'intervalle, le futur commandant l'attribue au hasard du calendrier. Il est important d'être attentif, mais il faut se rappeler que tous les autres policiers effectuent leur travail à satisfaction, soit quelque 30'000 interventions par an, a-t-il ajouté.

A ce jour, deux dossiers concernant des policiers lausannois sont dans les mains de la justice. Ce sera à cette dernière de décider s'il y a matière à ouvrir une instruction ou non, a relevé Pierre- Alain Raemy.

(ats)