Vaud

04 août 2019 22:52; Act: 04.08.2019 22:52 Print

Drame de Saint-Légier: les assassins restent détenus

par Christian Humbert - Condamnés à 18 et 20 ans de prison, père et fille n’ont pas obtenu d’être libérés après leur appel contre la sentence.

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(Photo: iStock / image prétexte)

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C'est en juin dernier que le Tribunal criminel de Vevey (VD) avait condamné un octogénaire et sa fille unique à respectivement 18 et 20 ans de réclusion, pour l'assassinat de leur épouse et mère. Ils ont contesté cette sentence et ont demandé à être libérés, le temps que le Tribunal cantonal se détermine sur leur appel. Mais la chambre de recours pénale du Tribunal cantonal vient de leur opposer un refus très net. Père et fille restent donc en détention.

Tous deux s'étaient pourtant engagés à se présenter régulièrement à la police et à déposer leurs pièces d'identité auprès des autorités. Et ils avaient contesté tout risque de collusion qui leur aurait permis de présenter une version commune susceptible de mettre hors de cause la fille, arguant qu'ils s'étaient déjà parlés dans le fourgon cellulaire les menant au tribunal ou dans les cellules mitoyennes.

Du reste, ce point-là n'a pas été retenu par les magistrats. En revanche, face aux lourdes peines que doivent purger les recourants, le risque de fuite à l'étranger existe, ont souligné les juges. Qui estiment que déposer ses papiers et promettre de se présenter régulièrement à la police ne sont pas des garanties suffisantes.

Disparition mise en scène

C’est en décembre 2016 que la fille avait signalé la disparition de sa mère, disparition qui se révélera plus tard avoir été mise en scène. Le corps de la septuagénaire avait été retrouvé en avril 2017 dans un réservoir à eau sanglé au fond d'un ravin. L’époux est le seul à avoir avoué le crime.

Mais en première instance sa fille a également été reconnue coupable d'assassinat, au même titre que son père. Le Tribunal avait estimé que tous deux avaient agi avec «détermination, perfidie, froideur, cruauté» et par appât du gain. La disparue, qui entretenait avec eux des relations dominatrices et malsaines et qui était la seule propriétaire du domicile conjugal, menaçait en effet régulièrement de leur couper les vivres ou de déshériter sa fille unique qui dépendait d’elle.