Morges (VD)

13 août 2019 22:18; Act: 22.08.2019 14:35 Print

Elle meurt à la maternité: erreur médicale écartée

par Christian Humbert - Une jeune femme est décédée quelques jours après avoir subi une césarienne. Le dossier pénal a été classé.

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Le compagnon de la défunte aurait voulu une enquête poussée. (Photo: iStock / image prétexte)

Une faute?

Pas de responsable, pas de coupable, pas de procès. Le décès d’une trentenaire, trois jours après un accouchement, ne peut pas être imputé à une faute médicale. Le Tribunal cantonal n’a pas donné suite au recours du compagnon de la défunte. En novembre 2016, à la maternité de Morges, la femme a donné naissance à un garçon par césarienne, sans événement ni incident particulier. La mère a été vue par une sage-femme dans la nuit du 17 au 18 novembre, vers 3 h. Le drame est survenu environ deux heures après leur entrevue. Alertée par les pleurs du bébé, une soignante s’est rendue au chevet de la trentenaire. Les tentatives pour la réanimer sont restées vaines: le décès a été prononcé à 5 h 50.

L’enquête n’a pas permis d’établir avec certitude la cause de la mort mais a relevé des «pathologies cardiaques d’origine génétique» qui pourraient l’expliquer. D’ailleurs, des proches de la mère sont morts jeunes. Selon les analyses toxicologiques, les taux de médicaments étaient normaux et les expertises complémentaires n’ont pas changé le diagnostic.

Une procureure avait donc classé le dossier, mais le compagnon de la défunte a recouru: il aurait voulu que le personnel soignant soit entendu. Le Tribunal cantonal s'est interrogé sur la qualité de proche de cet homme. Bien qu'ayant retenu que sa relation avec la défunte ne semblait ni stable ni durable, il n'a pas formellement tranché cette question. Pour le reste, les juges cantonaux ont aussi écarté toute surdose médicamenteuse. «Il n’y a eu aucune violation des règles de l’art. La patiente ne s’est pas plainte. Il n’y avait aucune inquiétude» à avoir. Ils ont confirmé le classement.