Calendrier sexy

05 juin 2011 16:38; Act: 11.03.2014 14:22 Print

Elles ont posé en lingerie pour aider les paysans

par Grégoire Corthay - Une Vaudoise, une Valaisanne et une Fribourgeoise ont participé, au cœur de la Gruyère, au shooting du «Calendrier paysan». Découvrez-les en images et vidéos!

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Les «girls» de «Calendrier paysan 2012» ont posé durant 3 jours en divers lieux du canton de Fribourg. Une Fribourgeoise, une Vaudoise et une Valaisanne ont posà, samedi 4 juin 2011, en Gruyère. Le shooting a eu lieu dans la région de la commune de Haut-Intyamon. Emilie, 24 ans, a participé habillée d'un ensemble noir avec des porte-jarretelles... ... et des poules. Emilie estime que poser dans cette tenue peut «servir la cause paysanne»... Un avis qui n'est pas partagé par tous les professionnels du milieu. Le «Calendrier paysan» existe depuis 2005. Il a été lancé par Mike Helmy (à gauche sur cette photo). Son but? Donner une image plus glamour du monde agricole. Cette année, les filles ont été photographiées par l'Allemand Michael Steiner. ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... Parmi les autres «Calendar Girls 2012»: Silvia, une Valaisanne de 30 ans de Naters. Elle a posé en lingerie blanche sur une luge... sous le regard attentif du propriétaire du lieu du shooting... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... La Vaudoise Bérangère (19 ans), de Suscèvaz (VD), a également participé. Elle a posé dans un alpage en compagnie de chèvres... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... La Bernoise Arlette, venue avec son compagnon, a également été photographiée, samedi en Gruyère. ... Elle a posé dans un champs avec une corbeille de fleurs et de fraises... ... ... ... ... ... D'autres «Calendar Girls» de l'édition 2012. ... ... ... ... ...

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La première journée du shooting de l'édition «Girls» du «Calendrier paysan 2012» a eu lieu, samedi, au cœur de la Gruyère. Une Vaudoise, une Valaisanne et une Fribourgeoise ont participé à cette séance photographique sexy sur la commune de Haut-Intyamon, entre Bulle (FR) et Château-d'Oex (VD). «20 minutes» les a suivies.

Emilie, une Fribourgeoise de 24 ans de Forel, a été la première à être flashée à près de 500 reprises par le photographe allemand Michael Steiner. Après s'être levée à 4h30 du matin et s'être prêtée à une séance de maquillage, elle s'est rendue vers 7h30 dans une ferme d'alpage pour poser en porte-jarretelles noire, entourée de poules.

«Physiquement, participer à ce shooting a nécessité pas mal d'endurance. Poser en chaussures à talons hauts dans de la terre n'est pas évident. La poule pèse aussi un certain poids et la tenir pendant plusieurs minutes, ce n'était pas facile», explique la Broyarde, à l'issue de près d'une heure et demie de shooting.

Contre l'avis de son père

«Le tenue qu'on m'a proposée convenait bien pour le calendrier. Mais je ne la porterais pas tous les jours. Poser en lingerie ne m'a pas gêné. Cela peut briser le tabou de la paysanne qui ne prend pas soin d’elle, qui est négligée, qui n’est pas jolie. Je suis persuadée que participer à ce calendrier est une manière sympa de servir la cause paysanne», précise Emilie. Et de poursuivre: «C'est une expérience positive qui m'a permis de me confronter à mon image et qui m'a donné confiance.»

Dans sa famille, elle explique que son père, important producteur de betteraves sucrières, était opposé à sa participation à ce calendrier: «Mon papa m'a proposé le double de ce que me payaient les organisateurs du calendrier (ndlr: les filles touchent chacune une somme d'environ 500 francs) pour que je ne pose pas!» Un deal qu'Emilie a refusé...

Le shooting de la Fribourgeoise Emilie

La Valaisanne Silvia a été la deuxième candidate à être «flashée». La jeune trentenaire de Naters a été immortalisée sur une luge dans un string blanc face à la vallée. Très à l'aise, elle a pris des poses suggestives pour le plus grand bonheur du staff technique du calendrier et du propriétaire d'une autre ferme d'alpage où se déroulait ce shooting, et qui a assisté à cette séance photo sans en perdre une miette. «Si elle veut, elle peut rester pour s'occuper des bêtes quelques mois», a lâché le paysan, un rien grivois.

Le shooting de la Valaisanne Silvia

Sous le contrôle de maman

En fin de journée, après avoir patienté plusieurs heures, c'est la Vaudoise Bérangère qui a eu droit à sa mise en scène érotico-champêtre. Coiffée d'une paire de cornes, la jeune fille de 19 ans a posé avec des chèvres dans un pâturage sous le regard de sa maman. Celle-ci est venue «vérifier que les organisateurs n'allaient pas abuser de la naïveté de sa fille et la faire poser de manière indécente». Certaines images du calendrier paysan des années précédentes avaient heurté la sensibilité de cette maman soucieuse.

A l'issue d'une séance durant laquelle la principale difficulté aura été de placer les chèvres au bon endroit en les attirant avec de la nourriture, Bérangère, quelque peu frigorifiée, tirait un bilan positif de cette expérience. «Mon premier vrai shooting s'est bien déroulé. La tenue qu'on m'a proposée (une culotte et un chemisier) m'a convenue et n'était pas trop osée. La styliste a bien géré!» explique Bérangère.

L’étudiante de l'Ecole d'horticulture de Lullier (GE) précise ne pas avoir, à sa connaissance, un «droit de regard» sur la photo qui sera choisie. Une expérience qu'elle conseillerait à d’autres filles d’agriculteurs? «Si elles ont envie de se faire mal aux fesses, oui. A l’issue de mon shooting, j’étais en effet bien contente de pouvoir me bouger de mon rocher!», lâche Bérangère, dans un grand éclat de rire.

Le shooting de la Vaudoise Bérangère

Le shooting de la Bernoise Arlette