Lausanne

08 novembre 2010 22:10; Act: 09.11.2010 06:35 Print

Epalinges: un meurtre, deux versions

par Joël Burri - Mis en cause dans un vol qui a entraîné la mort d’un retraité, les deux accusés divergent du tout au tout. L’un reconnaît les faits, l’autre nie.

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Lundi matin, le tribunal s'est rendu dans la villa du couple à Epalinges pour procéder à une reconstitution, sans public ni médias. (Photo: Keystone)

Une faute?

Le procès des deux agresseurs d'Epalinges a commencé lundi. Malgré les éléments qui l’accablent, Besnik A. nie toujours être lié à la mort de Christian Von Kaennel. Le 29 décembre 2008, vers 6h, deux individus s’étaient introduits dans la villa du sexagénaire et de sa femme pour voler le contenu du coffre-fort. Les malfrats avaient roué le couple de coups, blessant Jean Veronica Von Kaennel et entraînant la mort de son époux. Le tout pour moins de 4000 fr. et une montre en or. Bien loin des quelque 30'000 fr. raflés par Christophe P. lors d’un précédent vol en 2006.

Gigolo

Ce Suisse, âgé aujourd’hui de 24 ans, était un ancien voisin du couple agressé. Au moment des faits, il vivait à Genève­ où il espérait débuter une carrière de mannequin, mais reconnaît qu’il était entretenu par une femme dont il était le gigolo. Il aurait proposé à Besnik A. de jouer les gros bras, car il avait pu mesurer l’agressivité du jeune Serbe quelques semaines plus tôt lors d’une bagarre dans un bar.

Inconnu

Agé de 29 ans, Besnik A. a une tout autre vision des faits. Il n’aurait jamais été présent sur les lieux du crime et ne connaîtrait pas Christophe P. Le témoignage de Teresa G., ancienne amie du Suisse, contredit pourtant cette version des faits. La jeune femme affirme que Besnik lui a présenté Christophe et que les garçons semblaient bien se connaître.

Querelle de couple

L’avocat du Serbe accuse le couple de mentir pour nuire à son client. Christophe étant jaloux d’une supposée relation antérieure entre Besnik et Teresa.