Crissier (VD)

10 février 2016 10:22; Act: 10.02.2016 11:28 Print

Franck Giovannini succède à Benoît Violier

Le second du cuisinier décédé le 31 janvier prend la tête de la brigade de l'Hôtel de Ville de Crissier.

Voir le diaporama en grand »
10.02 Franck Giovannini succède à Benoît Violier, dont il était le second, à la tête de la brigade. Fredy Girardet, chef suisse. (Vendredi 5 février 2016) Daniel Brélaz, syndic de Lausanne. (Vendredi 5 février 2016) Le chef français Joël Robuchon et le chef suisse Fredy Girardet (à dr.), également présents à la cérémonie. (Vendredi 5 février 2016) Pierre Keller, ancien directeur de l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (Ecal), président de l'Office des vins vaudois . (Vendredi 5 février 2016) Les deux conseillères d'Etat du canton de Vaud Nuria Gorrite et Jacqueline de Quattro (à dr.) à leur arrivée à la cathédrale de Lausanne. (Vendredi 5 février 2016) Les conseillers d'Etat du canton de Vaud Anne-Catherine Lyon et Pierre-Yves Maillard (à dr.) à leur arrivée à la cathédrale de Lausanne. (Vendredi 5 février 2016) L'ancien joueur de Tennis Jakob Hlasek, également présent pour les obsèques de Benoît Violier. Les chefs français Anne-Sophie Pic et Marc Veyrat (à dr.) à leur arrivée à la cathédrale de Lausanne. (Vendredi 5 février 2016) Le skieur suisse Didier Cuche à son arrivée à la cathédrale de Lausanne. (Vendredi 5 février 2016) Le directeur sportif du LHC, Jan Alston, à son arrivée à la cathédrale de Lausanne. (Vendredi 5 février 2016) Le président du FC Lausanne, Alain Joseph, a également voulu saluer une dernière fois le chef Benoît Violier. (Vendredi 5 février 2016) Le dessinateur suisse Raymond Burki a salué une dernière fois Benoît Violier. (Vendredi 5 février 2016) Une image prise pendant les obsèques du chef Benoît Violier. (Vendredi 5 février 2016) Grande affluence à la cathédrale de Lausanne pour les obsèques du chef Benoît Violier. (Vendredi 5 février 2016) Un portrait du célèbre cuisinier décédé Benoit Violier est visible lors d'une minute de silence, pendant la finale de la Coupe de Suisse, entre Lausanne HC (LHC) et Zurich Lions (ZSC). (Mercredi 3 février 2016) Interviewé par le quotidien «Libération» dans son Restaurant de L'Hôtel de Ville à Crissier, Benoît Violier, trois jours avant sa mort, se montrait satisfait de sa vie et faisait état de projets. Des bouquets de fleurs ont été déposés au pied du Restaurant de l'Hôtel de Ville à Crissier (VD). (Lundi 1er février 2016) Benoît Violier est décédé à l'âge de 44 ans. Son corps sans vie a été retrouvé par la police, selon laquelle «l'intéressé aurait mis fin à ses jours». (Dimanche 31 janvier 2016) Des bouquets de fleurs ont été déposés au pied du Restaurant de l'Hôtel de Ville à Crissier (VD). (Lundi 1er février 2016) Hommage rendu au pied de l'Hôtel de Ville à Crissier (VD). (Lundi 1er février 2016) En décembre, son restaurant trois étoiles de Crissier s'était vu décerner le titre de Meilleur restaurant du monde selon «La Liste», qui dresse le palmarès de mille tables d'exception. (17 décembre 2015) «C'est fabuleux, c'est exceptionnel pour nous. Ce classement va stimuler encore plus l'équipe», s'était réjoui Benoît Violier à la mi-décembre. A la mi-novembre, l'édition suisse du Guide Michelin 2016 avait confirmé les trois étoiles de l'Hôtel de Ville, que Benoît Violier avait repris avec sa femme Brigitte en 2012. Benoît Violier avait été désigné cuisinier de l'année 2013 par le Gault&Millau Suisse. Passé chez Joël Robuchon (à gauche sur la photo) à Paris, ce meilleur ouvrier de France avait succédé à Crissier à Fredy Girardet puis à Philippe Rochat, mort en juillet dernier après un malaise à vélo. Benoît Violier avait été particulièrement affecté par la mort de son ami et mentor Philippe Rochat (11 juillet 2015) Benoît Violier avait été désigné cuisinier de l'année 2013 par le Gault&Millau Suisse. Philippe Rochat avait cédé sa place à Benoît Violier à la tête du restaurant de l'Hôtel de Ville de Crissier en 2012. (31 mars 2012) Les cuisiniers Philippe Rochat (droite) et Benoît Violier avaient été intronisés membres de l'Ordre International des disciples d'Auguste Escoffier en 2007 à Zurich (7 mai 2007) Le président Jacques Chirac avait remis à Benoît Violier la médaille d'or de Meilleur ouvrier de France (MOF) lors d'une cérémonie à l'Elysée, le 13 mars 2001.

Sur ce sujet
Une faute?

Brigitte Violier, la veuve du chef étoilé qui s'est donné la mort le dimanche 31 janvier, a confirmé à «L'illustré» que Franck Giovannini succédait à son mari. «Il reprend la responsabilité de la brigade, alors que j'assure la responsabilité de l'établissement, en tant que patronne, comme je l'étais jusqu'à la disparition de Benoît.» Depuis le décès du célèbre cuisinier, son second était pressenti pour prendre la relève. Deux jours après la mort de son boss, Franck Giovannini avait d'ailleurs confié à «24 heures»: «Il m'avait dit: «Tu vois, s'il m'arrivait quelque chose, comme à Philippe, brusquement, tu pourrais très bien prendre les commandes, tu connais tellement la maison, tu sais tout.» J'en avais été fier, touché, mais comment imaginer alors…»

Pas de soucis financiers

Dans la même interview accordée à «L'illustré», Brigitte Violier revient sur un article publié sur le site internet de «Bilan», samedi, faisant état d'une escroquerie dont Benoît Violier aurait été victime avant sa mort. «C'est faux à 100%: 100% faux en substance et 100% faux dans les détails», martèle-t-elle. Durant le week-end, les avocats concernés par ce dossier étaient déjà montés au créneau pour balayer cette rumeur.

Des milliers de questions sans réponse

Elle ne s'explique pas ce qui a pu se passer pour que son mari en arrive à se suicider: «Je me pose des milliers de questions auxquelles je n’aurai peut-être jamais de réponses. Une chose est certaine, je ne lui en veux pas. Cette décision, ses raisons lui appartenaient. Je les respecte.»

Selon elle, rien dans l'attitude de son époux ne laissait présager son geste. «Tout était au rendez-vous: la satisfaction du travail accompli, du chemin parcouru, de celui encore à parcourir. La réalisation de nouveaux projets. La reconnaissance. Une vie de famille et de couple heureuse. Il avait tout, nous avions tout. Il n’y a pas d’explication rationnelle.»

Elle rejette aussi l'idée d'une éventuelle panique devant les lourdes tâches et la pression qui s'exerce sur un chef de son niveau: «Il n'était pas du genre à paniquer face aux défis les plus difficiles. (...) Une de ses grandes qualités était de savoir s'entourer des bonnes personnes, qui soulageaient sa charge de travail.»



(cge/cht)