Lausanne

10 avril 2019 18:17; Act: 11.04.2019 08:19 Print

Condamnés après un barbecue foireux

La fête d'anniversaire que célébrait un Suisse de 44 ans en présence d'une centaine de personnes a failli mal tourner en raison d'un gril à gaz utilisé dans un local.

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La fête privée organisée au Flon s'est presque terminée en catastrophe. (Photo: Keystone)

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Les deux quadragénaires organisateurs de la fête dont une soixantaine de participants ont été intoxiqués au monoxyde de carbone ont été jugés coupables mercredi par la justice. Le Tribunal de police de Lausanne les a condamnés à des peines pécuniaires avec sursis.

Près de six ans et demi après cette soirée privée organisée au Flon à Lausanne, le Suisse de 44 ans qui célébrait ce soir-là son anniversaire en présence d'une centaine de personnes et l'Italien de 43 ans qui lui avait prêté son grill à gaz et l'avait utilisé sur place à cette occasion, écopent respectivement de 10 et 20 jours-amende à 30 francs par jour. Et ce avec sursis de deux ans.

Leurs avocats, qui avaient plaidé l'acquittement, pensent faire appel. «Les faits reprochés à nos clients ne correspondent pas au chef d'accusation 'd'emploi sans dessein délictueux ou par négligence'», explique Me Ludovic Tirelli, avocat du prévenu de 43 ans. L'autre prévenu a écopé d'une peine plus sévère car il était aussi jugé pour une affaire de paiements AVS non effectués.

Le Tribunal de police a estimé que les deux prévenus avaient fait preuve de négligence en utilisant cet appareil dans un sous-sol insuffisamment aéré et sans avoir pris connaissance du mode d'emploi de l'appareil. Suite à cela, une soixantaine de personnes avaient été intoxiquées, dont 37 au point d'être hospitalisées.

Près de la catastrophe

Le Suisse, qui co-organisait la soirée, avait cependant eu la présence d'esprit d'aérer les lieux et de les faire évacuer lorsqu'il avait vu que de nombreux convives se trouvaient mal. Le Tribunal en a tenu compte dans son jugement.

A leur arrivée sur place vers 23h30, les pompiers avaient mesuré des taux de monoxyde de carbone allant jusqu'à 150 ppm. Si personne n'avait réagi, les gens se seraient progressivement endormis, puis seraient décédés. «On est passé très près de la catastrophe», avait souligné Bernard Dénéréaz, procureur en charge de l'enquête, à l'époque.

(nxp/ats)