Demographie

22 décembre 2008 11:37; Act: 22.12.2008 11:39 Print

L'EPFL développe une typologie des quartiers des villes suisses

Des chercheurs de l'EPFL ont élaboré une typologie des quartiers des villes suisses permettant notamment d'observer leur développement démographique.

Une faute?

Ils ont constaté d'importantes différences, notamment en termes de mixité sociale.

Le dépouillement des données statistiques au niveau communal ne permet pas de rendre compte de la structure interne des communes urbaines très peuplées, a indiqué lundi le Fonds national suisse de la recherche scientifique. La nouvelle méthode élaborée sous la direction de Martin Schuler, de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) vise à obtenir une une typologie par quartiers.

Dans le cadre du Programme national de recherche «Développement durable de l'environnement construit» (PNR 54), les scientifiques ont étudié les quartiers des villes suisses comme s'il s'agissait de communes. Ils ont mis au point une typologie en treize catégories, comme le quartier central métropolitain, le quartier touristique ou le quartier riche.

Répartition des nationalités

L'application de cette typologie aux 17 plus grandes villes de Suisse a révélé des faits surprenants, notamment en termes de répartition des nationalités. Dans ce domaine, il existe de nettes différences entre les villes.

La ségrégation de certaines nationalités est ainsi particulièrement importante à Lucerne, à Bâle et à Berne. Toujours dans ces villes, l'isolement lié à la structure d'âge de la population est également très marqué, à l'inverse de ce que l'on observe à Genève. Lausanne et Winterthour, en revanche, présentent des quartiers avec une bonne mixité.

Quartier calmes

D'autres différences apparaissent. La structure de l'habitat est ainsi particulièrement dense à Bâle, à Lausanne et à Genève, alors que Berne et Winterthour présentent une structure de logements lâche. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, les quartiers particulièrement calmes ne sont pas les quartiers riches mais les quartiers d'habitation périurbains.

Les analyses que cette typologie par quartiers permet de réaliser pourraient constituer un précieux instrument de planification urbaine et de gestion des villes. Les autorités seraient ainsi en mesure de se faire une idée plus précise de la densité urbaine qu'elles devraient viser, selon les chercheurs.

(ats)