Projet européen Be-Smart

07 mars 2019 18:04; Act: 07.03.2019 18:16 Print

L'EPFL s'investit dans le photovoltaïque

L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne s'investit dans le projet Be-Smart, qui doit accélérer l'intégration d'éléments photovoltaïques lors de la construction et la rénovation de bâtiments.

storybild

L'EPFL devient coordinatrice du projet européen Be-Smart qui intègre les éléments photovoltaïques dans les bâtiments. (Photo: Keystone/archive/photo d'illustration)

Sur ce sujet
Une faute?

L'EPFL devient coordinatrice du projet européen Be-Smart, qui doit accélérer l'intégration d'éléments photovoltaïques lors de la construction et la rénovation de bâtiments. Cette démarche s'inscrit dans les normes européennes, exigeant des nouveaux bâtiments au bilan énergétique presque nul dès 2020.

Considérer le photovoltaïque comme un matériau de construction à part entière permet de l'utiliser directement lors de la construction ou de la rénovation d'un bâtiment. Ces façades et toitures intégrées transforment les bâtiments en producteurs d'électricité et réduisent les émissions de CO2, a indiqué jeudi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué.

Pour développer et valoriser cette technologie appelée BIPV (Building Integrated Photovoltaics), les acteurs du projet européen Be-Smart devront proposer des éléments multifonctionnels, assurant les rôles de matériaux de construction - isolants, anti-bruit et esthétiques -, et de générateurs d'énergie.

Ils travailleront également à mettre en place une méthodologie de travail pour les architectes et les entreprises de construction, ainsi qu'à faire baisser les coûts drastiquement, de l'ordre de 75% d'ici 2030.

Potentiel en Europe

Be-Smart réunit, autour de l'EPFL et du CSEM à Neuchâtel, une quinzaine d'acteurs, des instituts de recherche, des architectes et des entreprises actives dans la construction notamment. Une accélération du BIPV ouvrirait des perspectives à l'industrie européenne, en créant une forte demande pour des façades, des tuiles et autres éléments de construction photovoltaïques.

La technologie est différente de celle utilisée pour les panneaux solaires, pensée pour la production de masse et dont l'industrie s'est déplacée en Chine. Le potentiel industriel du BIPV est en Europe, note l'EPFL.

Concrètement, il est déjà possible de construire ou de rénover un bâtiment en y intégrant directement des éléments photovoltaïques. En Suisse, plus de 10'000 toitures ont déjà été construites de cette façon, avec des modules de diverses tailles, et, plus récemment, avec des couleurs.

Selon les acteurs du projet, l'adoption massive de cette technologie pour les façades et les toits pourrait permettre de produire une quantité d?électricité pratiquement équivalente à celle consommée actuellement en Suisse.

Le projet Be-Smart a commencé au mois d?octobre 2018. Il a une durée de quatre ans et un budget total de 8'155'173 euros. Il est financé par le programme européen pour la recherche et l'innovation Horizon 2020.

(nxp/ats)