Vaud

22 août 2013 07:00; Act: 22.08.2013 07:14 Print

L’Etat renâcle à payer des intérêts à des recourants

par Frédéric Nejad Toulami - Des fonctionnaires qui ont gagné leur recours pour changer de classe salariale doivent s’armer de patience.

Une faute?

Derrière le terme Decfo-Sysrem se cache la vaste réforme de la politique salariale des fonctionnaires vaudois, introduite en décembre 2009 (lire encadré). En raison de contestations, une commission de recours a été mise sur pied dans la foulée.

Parmi les cas qui ont gagné en commission, une ex-collaboratrice de l’Etat doit pourtant continuer à se battre contre les lenteurs et «la mauvaise foi» de son ex-employeur. En avril 2012, décision a été prise de la reclasser sur le plan salarial. Mais l’intéressée a dû attendre un an avant de connaître quelle somme l’Etat lui versera pour les années ­durant lesquelles elle a bossé à tort dans une classe inférieure: «J’ai téléphoné en octobre 2012 pour connaître la décision mais on a refusé de me la communiquer.»

En raison du temps écoulé depuis que l’entité de recours a tranché, elle réclame aujourd’hui des intérêts sur l’argent dû. Le code des obligations en prévoit à 5%, dans des cas similaires. Pour le secrétaire syndical du SSP, David Gygax, il n’est pas ab­surde d’en exiger: «Notre syndicat n’en demande pas sur ces salaires rectifiés à la hausse car les recourants, contents d’avoir gagné, ne vont pas plus loin. Mais je pense que la ­commission de recours devrait automatiquement communiquer à ce sujet.»

Pour le chef du Service du personnel, l’Etat n’a pas à verser d’intérêts, car on recal­cule les salaires rétroactivement, avec l’indexation qui aurait été due.