Lausanne

14 mars 2011 19:04; Act: 14.03.2011 19:20 Print

L’accident de la voiture folle à Bel-Air en justice

par Renaud Bournoud - Le procès du jeune dépanneur et de la conductrice de l’auto tractée qui a fauché huit piétons s’est tenu lundi.

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Une voiture folle a fauché huit piétons à Bel-Air, le 26 juin 2009. (Photo: Keystone)

Une faute?

Vingt mois après le drame, les principaux protagonistes se sont retrouvés lundi au tribunal de police de l’arrondissement de Lausanne. Il est reproché au dépanneur âgé de 21 ans d’avoir agit précipitamment et de ne pas avoir vérifié que sa cliente mettait le contact afin que la direction se ne bloque pas. «Mon but était de sortir rapidement du trafic le véhicule en panne, explique le jeune homme. Je lui ai dit de mettre la clé», affirme-t-il.

«J'ai cru que tout le monde était mort»

La conductrice est, elle, accusée de ne pas avoir freiné pour éviter le drame. «Le dépanneur a démarré très vite je n’étais pas prête, indique-t-elle. Le volant s’est bloqué, j’ai crié et j’ai cru que tout le monde était mort.»

La perte de l'odorat et du goût

Les deux victimes les plus touchées dans leur chaire ont raconté leur calvaire. «J’ai vu la voiture sur moi, raconte entre deux sanglots, l'Equatorienne qui a subit une fracture ouverte à la cheville. J’ai cru que j’allais perdre mon pied». Depuis elle marche avec des cannes et ne peut plus exercer comme femme de ménages. La deuxième plaignante a perdu le sens de l’odorat et du goût dans l’accident. «J’ai vu arriver la voiture avec quelqu’un dessous. Ensuite ma tête a tapé le pare-brise et je me suis réveillée dans les bras d’une infirmière», relate la jeunes femme de 31 ans. Le traumatisme crânien qu’elle a subit lui vaut «des lésions permanentes» a certifié le fameux neurochirurgien Julien Bogousslavsky.

Le verdict sera lu demain.