Succession Maillard

06 décembre 2018 13:44; Act: 06.12.2018 14:15 Print

En plein divorce, la gauche radicale va aux élections

par Yannick Weber - Ensemble à Gauche a présenté son candidat pour la succession de Pierre-Yves Maillard au Conseil d'Etat. Sans le POP, qui dénonce une mise à l'écart.

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L'avocat Jean-Michel Dolivo a déjà été candidat au gouvernement vaudois. (Photo: Keystone/Jean-Christophe Bott)

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Ils promeuvent la cohésion sociale mais peinent à assurer celle de leur groupe: Ensemble à Gauche a présenté jeudi matin la candidature de Jean-Michel Dolivo à la succession de Pierre-Yves Maillard au Conseil d'Etat. Le tout sur fond de tensions internes, un des membres de la coalition de gauche radicale manquant à l'appel. «Nous n'avons pas été mis au courant de cette annonce, même la presse l'a su avant nous. Ils ont usurpé le nom Ensemble à Gauche en se présentant sans le POP, alors que nous sommes membres depuis la création de la coalition», déclare Anaïs Timofte, vice-présidente du POP vaudois.

Problèmes d'agenda

Le point de vue est différent du côté des trois partis qui, désormais, sont regroupés sous le nouveau Ensemble à Gauche (SolidaritéS, Décroissance-Alternatives et Solidarité & Ecologie), qui a désormais le statut d'association. «Nous avons proposé plusieurs rencontres au POP, qu'ils ont repoussées ou annulées. Ensuite, ça a été la politique de la chaise vide», note Yvan Luccarini, député au Grand Conseil, justifiant ainsi le lancement de la candidature sans le POP.

Dans l'autre camp, on explique que les réunions n'ont pu se tenir pour des questions d'agendas: «Nous voulions consulter notre base avant les discussions. Nos membres sont surtout des travailleurs, nous ne pouvons pas nous rassembler toutes les deux semaines, comme le fait par exemple SolidaritéS, composé plutôt d'étudiants. Nous ne pouvions pas tenir l'agenda imposé par Ensemble à Gauche», explique Anaïs Timofte.

Chacun de son côté

Le candidat Jean-Michel Dolivo a laissé la porte ouverte à un nouveau rapprochement lors de la conférence de presse: «Nous souhaitons qu'ils nous rejoignent. Ils ont toute leur place dans la coalition, et nos statuts le permettent.» «Merci pour l’œcuménisme à la catholique», a alors lancé ironiquement un militant fâché du POP depuis le fond de la salle.

«Tout ça pose un sérieux souci, ajoute Anaïs Timofte. Nos députés au Grand Conseil siègent sous les couleurs d'Ensemble à Gauche et portent son nom, sans plus en faire partie.» Le parti des travailleurs réunira ses membres jeudi soir pour décider des suites à donner. La présentation de sa propre candidature, «plus jeune et féminine», est une possibilité. Le POP a déjà décidé, pour les élections fédérales de 2019, de se présenter seul, avec un sous-apparentement aux listes d'Ensemble à Gauche.

Les commentaires les plus populaires

  • popeye le 06.12.2018 14:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    nul

    C'est le gag de l'année ou quoi ! Ce personnage conseiller d'état alors là, Cc'est la faillite totale du canton !

  • bibi le 06.12.2018 14:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    inversion

    M. Dolivo à la place de M. Maillard ????? C'est comme remplacer le coureur de tête par la voiture balais !!!!!!

  • OliGE le 06.12.2018 13:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Jacque Martin revient !

    Ça me rappelle l'école des fans ! Alors mon petit que veux tu faire plus tard ? « Moi ze veux être politicien de gauche ! Comme za ze pourrai faire faire de choses que je dit de ne pas faire ! »

Les derniers commentaires

  • en passant le 09.12.2018 09:51 Report dénoncer ce commentaire

    belle veste

    sur les 130 commentaires le phénix obtient 0.1% des suffrages !!!!! un score inespéré pour lui, il ne se sent pas seul !!!!!!!!!!!

  • Pitch999 le 08.12.2018 11:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    67ans et quelle image ?!

    Si c'est pour lui verser un salaire afin qu'il puisse encore plus s'occuper du groupe NEM et continuer à appeler à la désobéissance. C'est n'importe quoi. Ça vous suffit pas d'avoir élu dans des paquets des personnes comme Payot qui n'ont aucune compétence et qui nous coûte une blinde. La gauche Lausannoise se nomme entre elle et se lègue ses avantages et derrière il n'y a rien qui est fait. Les collèges tombent en ruine, il n'y a pas de budget. Normal avec la politique de distribution qui est faite, ceux qui doivent payer des impôts en hausse, fuient Lausanne.

  • le gladiateur le 07.12.2018 15:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    AVS

    trop vieux pour le poste.

  • Jean Valjean le 07.12.2018 10:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Surtout pas lui

    Deux raisons de ne surtout pas voter pour ce genre d individu La première il a 67 ans donc qu il profite de la retraite et qu il arrête la politique et la seconde c est que dans le 24 heure il plaide pour le canton de Vaud la désobéissance civique en ce qui concerne les migrants. Il se croit au dessus des lois et il veut gouverner. Aller ouste m dolivo et bonne retraite

    • zigouille le 07.12.2018 12:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Jean Valjean

      Tout juste, cet indvidu n'a d'ailleurs plus rien à faire au Conseil communal Lausanne !

    • Marco le 07.12.2018 19:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Jean Valjean

      Cette personne n'est pas crédible. Pourquoi le citoyen suivrait les lois si un dirigeant de l'état dit de ne pas suivre certaine?

  • Jean Marx le 07.12.2018 10:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Dolivenstein

    Il reste de la place pour lui au musée de paléontologie. Section champignons vénéneux.