Lausanne

02 décembre 2011 07:00; Act: 02.12.2011 11:26 Print

Le 117 à la peine par manque d’effectifs

par Frédéric Nejad - Le nombre d'appels et d’interventions la nuit explose. Un commandant évoque d'ailleurs une situation d’urgence pour Police-secours.

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Les agents de Police-Secours doivent apprécier chaque cas et sa gravité avant de choisir d'intervenir. Ou pas. (Photo: Keystone)

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Lors de l’émission «Infrarouge» de mardi, sur la TSR, le propriétaire du D! Club a raconté un incident troublant. Au soir du 19 novembre, quatre pickpockets avaient été interpellés en flagrant délit par la sécurité de son club. Appelée via le 117, la patrouille de Police-secours n’était jamais venue. «Il n’y avait que 12 policiers sur le terrain et 70 interpellations ce soir-là», a précisé le patron de l’établissement.

Frédéric Pilloud, commandant adjoint de la police lausannoise, rectifie: «On souffre en effet de l’effectif actuel face au nombre d’interventions effectuées. Mais 12 hommes au total, un samedi soir, ça n’est jamais arrivé: nous avons un seuil minimal d’agents sur le terrain. Et il s’agissait sûrement de 73 interventions.»

Plus de 30'000 interventions

Frédéric Pilloud refuse, «pour des raisons tactiques», de dévoiler le nombre exact des effectifs de Police-secours en soirée. Mais l’officier rappelle qu’en 2010 plus de 30'000 interventions ont été menées. Un chiffre déjà dépassé en 2011.

«Nous devons évaluer chaque situation et fixer les priorités face au degré de gravité, explique-t-il. Or l’exigence du citoyen est très élevée quand il nous appelle par rapport à la situation qu’il vit. De plus, nous devons songer à la fois à la sécurité des citoyens et de nos propres agents.» Et d’évoquer aussi la difficulté de recrutement des polices romandes.