Lausanne

20 mai 2010 22:33; Act: 20.05.2010 21:32 Print

Le Palais de Rumine doit s’inventer un avenir

Plusieurs pistes sont à l’étude pour combler le départ du Musée des beaux-arts à l’horizon 2016.

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Le bâtiment de la Riponne offrira de vastes espaces d’expo. (Photo: Keystone)

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L’avènement d’un «pôle muséal» se concrétise du côté de la gare. Un concours d’architecte va être lancé en vue d’installer le Musée cantonal des beaux-arts dans la halle aux locomotives. Ce déménagement, espéré pour 2016, suscite une grande interrogation: que faire de l’espace laissé libre au Palais de Rumine? Un groupe de travail planche déjà sur son avenir.

Si les surfaces gagnées permettront d’agrandir les musées déjà présents, il s’agit de cogiter sur l’orientation que l’on veut donner à l’ensemble. Certains, comme le conseiller d’Etat Vert François Marthaler, voudraient en faire un «pôle multiculturel» de la biodiversité et du changement climatique. D’autres verraient d’un bon œil une meilleure mise en valeur de la collection de zoologie. «On veut tous développer quelque chose de moderne», relève laconiquement Michel Sartori, directeur du musée de zoologie et membre du groupe de réflexion.

Le président du Conseil d’Etat, Pascal Broulis, a bien «quelques idées», mais il préfère laisser le groupe de travail faire des propositions. Son parti, les Radicaux, souhaiterait le développement d’un pôle dédié à la jeunesse pour la zone Riponne-Cité. «L’ancien cinéma Romandie semble destiné au théâtre pour enfants, note Gilles Meystre, secrétaire politique et conseiller municipal. On pourrait mettre la bibliothèque municipale à Rumine.» Mais le radical souhaite d’abord que la Ville et le Canton se concertent afin de choisir un avenir pour cette zone et maintenir son attractivité.

(reb)