Accident de Bel-Air à Lausanne

09 novembre 2009 13:01; Act: 09.11.2009 13:23 Print

Le dépanneur et la conductrice devant la justice

Le dépanneur et la conductrice de la voiture folle à l'origine de l'accident de Bel-Air devront tous deux répondre en justice de leurs actes.

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Le 26 juin, la voiture remorquée avait fauché neuf piétons au centre de Lausanne, blessant grièvement une femme à la jambe.

Le juge d'instruction Nicolas Koschevnikov va «très prochainement» clore son enquête et renvoyer les deux protagonistes devant le Tribunal de police de Lausanne. «Je n'ai plus qu'une question formelle à régler», a-t-il expliqué lundi à l'ATS, confirmant une information du quotidien 24 heures.

Pour le juge, le dépanneur et la conductrice «partagent le même degré de responsabilité». Le remorqueur est responsable du convoi qu'il tracte et la conductrice de la maîtrise de son véhicule. Même si dans l'ensemble, le remorquage s'est effectué dans les règles, à l'exception de l'oubli du triangle de panne sur le véhicule tracté.

Versions contradictoires

La question de la clé de contact reste ouverte. «J'ai deux versions contradictoires», a expliqué le juge. Le dépanneur affirme que sa cliente avait mis la clef, alors qu'elle assure n'en avoir pas eu le temps. Selon la conductrice, le volant était bloqué, ce qui l'a empêchée de corriger la trajectoire de sa voiture.

Tous deux ont été inculpés de violation simple de la loi sur la circulation et de lésions corporelles graves par négligence. Ils risquent une peine pécuniaire, éventuellement une peine privative de liberté pouvant aller jusqu'à six mois, la compétence maximale d'un Tribunal de police.

Menacée d'expulsion

L'accident avait fait huit blessés, fauchés vers 18 h sur un trottoir du centre-ville. La personne la plus grièvement touchée est une sans-papier équatorienne, victime de multiples fractures ouvertes. Conséquence de l'accident: la quinquagénaire est menacée de renvoi: elle a reçu son ordre d'expulsion et a déposé une demande de permis humanitaire.

Cette demande est pendante, a expliqué son avocat Me Jean-Michel Dolivo. Elle est en cours d'instruction auprès du canton, qui doit la préaviser avant de l'envoyer à Berne. L'accidentée s'est également portée partie civile dans la procédure pénale. Elle marche encore avec des béquilles et les médecins ne peuvent pas encore dire si elle conservera ou non des séquelles de l'accident.

(ats)