Lausanne

07 août 2019 11:09; Act: 08.08.2019 06:39 Print

Le prof aux propos litigieux finalement viré

Suspendu en mars après des plaintes d'élèves, l'enseignant du gymnase Auguste-Piccard a été licencié avec effet immédiat. Les syndicats critiquent la brutalité de la sanction.

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La Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP) du canton de Vaud a officiellement licencié avec effet immédiat le 29 juillet dernier le professeur suspendu depuis fin mars pour des propos graveleux et à caractère sexiste en classe. «Le Temps», qui dévoile cette décision ce mercredi 7 août, retranscrit la réaction de l'homme de 58 ans. Il dit vivre un «cauchemar éveillé» et être «sidéré» et «écoeuré» d'être traité ainsi après 30 ans d'enseignement, et sans avoir pu être entendu par le directeur général Lionel Eperon, ni la cheffe du Département de la formation et de la jeunesse, Cesla Amarelle.

Des «faits graves», selon le rapport d'enquête

Eux se fondent sur le rapport d’enquête commandé à l’ancien juge François Meylan pour prendre la décision de licencier ce collaborateur, connu pour être un «provocateur sarcastique». La conclusion du rapport, datée du 18 juin, confirme des faits «graves». «Le Temps» rapporte aussi que l'enseignant, également syndicaliste actif, va contester cette sanction au Tribunal de prud’hommes de l’Administration cantonale (Tripac), via son avocat, Eric Stauffacher, qui a demandé à connaître les motifs exacts de la DGEP. Celle-ci a indiqué que le lien de confiance avec cet enseignant était irrémédiablement rompu. Il faut souligner qu'en mars passé, cet individu sur la sellette avait envoyé un message à son directeur de gymnase, Yvan Salzmann, dans lequel il menaçait d’une guerre syndicale en cas de renvoi...

«Pute» et «bite» face aux élèves

Pour rappel, une dizaine d'élèves filles d’une classe de dernière année avaient écrit en mars 2019 à la direction de l’établissement Auguste-Piccard pour dénoncer des propos graveleux de leur enseignant de français, qui utilisait de façon récurrente devant elles les termes «pute», «bite» et «baiser». Fin mars, il est suspendu de cours. D'autres élèves se mobilisent alors en sa faveur.

De son côté, le syndicat SUD annonce une série d’actions à la rentrée pour défendre leur membre licencié.


(fnt)