Manifestation à Lausanne

04 février 2011 15:23; Act: 04.02.2011 15:37 Print

Les Raëliens protestent en silence

Une cinquantaine de Raëliens se sont rassemblés vendredi après-midi devant le Tribunal fédéral à Lausanne pour participer à une protestation silencieuse.

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Raël, en 2005, en Valais. (Photo: Keystone)

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Une manifestation similaire s'est déroulée devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg.

Le Mouvement raëlien entend ainsi protester contre le refus de ces deux hautes instances judiciaires de l'autoriser à placarder des affiches dans les lieux publics. Le litige avait éclaté il y a une dizaine d'années après un premier veto opposé par les autorités neuchâteloises.

Autour d'un dessin représentant des extra-terrestres, les affiches controversées donnent l'adresse du site internet de l'association ainsi qu'un numéro de téléphone. Le fait que le site renvoie à la société clonaid, qui propose des services en matière de clonage avait déplu aux autorités.

Passages controversés

De plus, les autorités n'avaient pas apprécié certains passages des ouvrages proposés sur le site du Mouvement, en particulier ceux concernant «l'éveil sensuel des enfants».

L'affaire n'est toujours pas réglée. Après son échec devant la Cour européenne, le Mouvement raëlien a décidé de déposer un ultime recours devant la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l'homme. Il se prévaut de l'opinion dissidente défendue par une minorité des juges de la Cour européenne.

Décision «illogique»

Selon ces magistrats minoritaires, les autorités suisses n'ont pas été logiques avec elles-mêmes. Puisque le Mouvement raëlien est reconnu comme association par le droit suisse, il devrait avoir la possibilité de défendre ses opinions et d'utiliser le domaine public pour y placarder des affiches.

Pour Chris Antille, porte-parole du Mouvement raëlien suisse, la dichotomie est inacceptable. Selon lui, «soit les idées prônées par les Raëliens sont contraires aux droits de l'homme et l'association doit être démantelée, soit elles ont droit de séjour dans tout emplacement public».

(ats)