Police vaudoise

29 juin 2011 12:12; Act: 29.06.2011 12:16 Print

Les syndicats réclament 150 policiers de plus

Les syndicats de police vaudois demandent une augmentation sensible des effectifs de policiers dans le canton.

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Les syndicats de police du canton de Vaud réclament des effectifs supplémentaires: 100 postes de plus pour la gendarmerie et 50 pour la Sûreté. Ils ne supportent plus que cette question soit systématiquement renvoyée aux calendes grecques par le Conseil d'Etat.

L'Association professionnelle des gendarmes vaudois (APGV) et le Syndicat de la Sûreté vaudoise (SSV) ont lâché mercredi des pigeons voyageurs devant le château cantonal à Lausanne, siège du gouvernement vaudois. Les volatiles étaient porteurs de messages tels que «Nous sommes des poulets, pas des pigeons».

Actions surprise

Après cette démarche symbolique, les syndicats n'excluent pas de monter en puissance en août avec des actions plus «incisives». Ils n'en dévoilent pas plus pour garder un «effet de surprise» mais ce ne sera pas au détriment de la population, ont-ils assuré.

«Cela fait quatre ans que nous disons qu'il faut 100 personnes de plus à la gendarmerie», a expliqué devant la presse Antoine Landry, président de l'APGV. Aujourd'hui, les policiers ont de la peine à remplir correctement leur mission qui est de veiller à la sécurité de la population sur l'ensemble du territoire cantonal.

Autruche

La démographie, le nombre de véhicules immatriculés et le nombre d'infractions sont à la hausse, mais les effectifs de policiers stagnent, s'inquiètent les deux syndicats. «Que fait le Conseil d'Etat ? Rien, il temporise et fait l'autruche», a dit M. Landry.

La situation est également difficile à la Sûreté, où les inspecteurs accumulent les heures supplémentaires. Pour rappel, la police cantonale compte plus de 500 gendarmes en uniforme et près de 250 inspecteurs à la Sûreté, la police judiciaire en civil.

Face à la complexité croissante des enquêtes, les policiers ne peuvent plus tout assumer. «Nous devons faire des choix», a expliqué Jérôme Farine, président du SSV. Certaines affaires - comme la disparition des jumelles de St-Sulpice - requièrent d'importants moyens, qui ne peuvent pas être mis ailleurs.

(ats)