Yverdon-les-Bains (VD)

12 décembre 2019 20:51; Act: 13.12.2019 09:58 Print

Arrêts de bus supprimés, les citoyens râlent

par Lauren von Beust - La modification des horaires et tracés de bus urbains a fait l'objet d'une séance d'information mercredi. Des usagers dénoncent une dégradation de l'offre.

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La modification des parcours et horaires sera en vigueur à partir du dimanche 15 décembre. (Photo: ©24 HEURES /Jean-Paul Guinnard)

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Si un arrêt de bus sera désormais consacré aux 700 élèves du Collège des Rives, facilitant également l'accès à la patinoire, les modifications d'horaires et de parcours prévus à partir du 15 décembre sur le réseau yverdonnois laissent beaucoup de citoyens amers. Un des désavantages majeurs: la suppression de trois arrêts de bus sur la ligne 605, desservant le nord-ouest de la ville. «On ne nous a même pas consultés. Comment va-t-on faire, nous, les personnes à mobilité réduite ?», a lancé un retraité lors d'une séance d'information organisée par la municipalité, mercredi soir.

«L'objectif est d'optimiser le réseau de bus urbain tout en restant dans le cadre budgétaire», explique Jean-Daniel Carrard, syndic d'Yverdon. Une cinquantaine de citoyens a toutefois réagi aux futures modifications du réseau de la compagnie de transports publics Travys.

Perte de temps

Musicien de profession, Denis prend quotidiennement la ligne 605 pour donner des cours dans toute la ville. Mais l'arrêt William-Barbey situé à proximité de chez lui disparaîtra désormais. Denis doit donc se rabattre sur les cars postaux : «Mais je ne peux pas me permettre d'attendre mon bus jusqu'à 30 minutes si je viens d'en louper un!», s'insurge l'Yverdonnois. C'est vite vu, je suis en train de prévoir un budget taxi.»

Remonté, il a lancé le mois dernier une pétition demandant l'ajout d'une ligne de bus supplémentaire au lieu de fusionner les 605 et 606. Sur internet, près de 200 signataires ont rejoint sa demande, «à peu près la moitié du total, s'il l'on prend en compte les signatures sur papier», estime l'initiant.

«Nous sommes convaincus que les bénéfices se mesureront à l'échelle globale. Evidemment, il y a des cas particuliers...», reconnaît à demi-mot Vesna Stankovic, responsable de la filière mobilité à Yverdon. Un point de la situation est prévu à la fin de l'année 2020, toutefois sans que des changements particuliers ne soient envisagés dans l'immédiat.

(lvb)