Genève - Lausanne

26 février 2011 15:21; Act: 26.02.2011 19:16 Print

Mobilisation romande contre Kadhafi

Environ 500 personnes, dont de nombreux jeunes et enfants, ont manifesté samedi après-midi à Genève et à Lausanne leur soutien au peuple libyen.

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Environ 600 personnes ont manifesté samedi après-midi à Genève, Lausanne et Zurich leur soutien au peuple libyen. Les manifestants ont dénoncé la «répression sanguinaire» exercée par le colonel Kadhafi. Ils ont enjoint le dirigeant libyen à quitter le pouvoir.

«Kadhafi assassin, le peuple libyen aura ta peau», ont notamment martelé les marcheurs lausannois. «Halte à la furie barbare du colonel», pouvait-on lire sur leurs banderoles. «Kadhafi dégage, assassin», «Pour le pouvoir du peuple libyen» ou encore «Kadhafi t'es foutu, la jeunesse est dans la rue», ont scandé pour leur part les manifestants genevois.

Equipes médicales

Le gouvernement suisse doit envoyer des équipes médicales sur place, si ce n'est en Libye au moins à ses frontières, a déclaré à Lausanne le député d'A gauche toute Jean-Michel Dolivo, qui emmenait la mobilisation. Il a également dénoncé le rôle joué par les dirigeants européens, qui ont notamment sous-traité l'internement de milliers de réfugiés au régime du colonel.

La manifestation s'est déroulée pacifiquement, a constaté une journaliste de l'ATS sur place. Elle était organisée par le Collectif de solidarité avec les luttes des peuples du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient, composé essentiellement de militants des milieux de gauche et alternatifs.

En fin de journée, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a annoncé que la Suisse a envoyé deux équipes d'aide humanitaire, l'une à la frontière entre l'Egypte et la Libye, l'autre à la frontière entre la Tunisie et la Libye. Les envoyés doivent clarifier les besoins sur le terrain et engager les premières mesures d'urgence.

Cercueil en tête du cortège

A Genève, le cortège a défilé sans heurts de la place Neuve au Palais Wilson, siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Un cercueil était porté en tête de celui-ci, suivi par des drapeaux tunisiens, algériens, palestiniens, irakiens ainsi que par l'ancien drapeau libyen, choisi par les opposants au régime.

«Honte à ceux qui ont soutenu ces régimes ou qui soutiennent encore des régimes qui vont, j'en suis sûr, aussi tomber», a déclaré devant la foule le président des Verts Suisse, le Genevois Ueli Leuenberger. Il a ensuite lancé un appel à boycotter les 330 stations d'essence Tamoil en Suisse. «La couleur rouge sort de ces stations-service», a-t-il dénoncé.

«Game over»

A l'origine, deux manifestations distinctes devaient avoir lieu dans les rues de Genève, l'une organisée par l'association Droits pour tous et l'autre par 33 organisations politiques, syndicales et des droits humains. Les organisateurs ont finalement décidé de faire cause commune.

Dimanche, une délégation d'environ six personnes partira de Genève pour Benghazi, à 1000 km à l'est de Tripoli, a annoncé un militant libyen réfugié politique en Suisse, Omar Waheishi, qui en fera partie. Elles apporteront des médicaments et tenteront de savoir ce qui se passe réellement sur place.

Une centaine de personnes se sont pour leur part réunies à Zurich. Elles brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Game over» ou «Go out». La manifestation s'est également déroulée pacifiquement.

(ats)