Vaud

20 février 2013 14:13; Act: 20.02.2013 15:06 Print

Nouvelle forme d'arnaque aux entreprises

Des filiales vaudoises d'entreprises internationales françaises sont visées par des escrocs qui utilisent la méthode du «social engineering».

Une faute?

Depuis 2011, six cas ont été annoncés à la police. Le dernier en date remonte à l'année dernière. Il a permis aux escrocs d'obtenir un virement frauduleux de plus de 100'000 francs sur un compte bancaire en Chine.

Appelé ingéniérie sociale, le stratagème est fondé sur l'usurpation d'identité. Sur les réseaux sociaux et les réseaux internes des entreprises, comme les newsletters, les malandrins récoltent toutes sortes d'informations qui leur permettront de se faire passer pour les directeurs des sociétés mères.

Pour agir, les escrocs privilégient des périodes «de précipitation» comme un vendredi après-midi, avec comme contexte des échéances particulières (contrôles fiscaux, rachat d'entreprises), explique la police vaudoise. Avec leur fausse identité, ils vont demander à des employés des filiales que la transaction soit réalisée au plus vite et dans la plus grande discrétion. Ils n'hésitent pas à harceler la future victime, en lui téléphonant jusqu'à 30 fois par jour.

Informations sensibles

Les numéros de téléphone apparaissent avec des indicatifs français, mais ce sont souvent des raccordements téléphoniques non identifiables. Des arnaques similaires ont été signalées en Belgique, visant également des succursales d'entreprises françaises installées sur sol belge.

Face à cette nouvelle forme d'arnaque, la police vaudoise insiste sur la sensibilité des informations mises sur les réseaux sociaux. Elle rappelle également la nécessité de respecter toutes les procédures de vérifications avant des transactions.

(ats)