Transports publics à Lausanne

14 février 2011 17:52; Act: 14.02.2011 18:51 Print

Offre comparable à Berne et Zurich

Les Lausannois préfèrent utiliser la voiture plus coûteuse alors que l'offre et la qualité de leurs transports publics sont comparables à celles de Berne et Zurich.

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Seul le raccordement au RER est nettement inférieur aux deux villes alémaniques, indique lundi une étude

Commandée par le Département vaudois des infrastructures (DINF) au bureau bernois Ecoplan, l'étude constate que les Lausannois privilégient la voiture. Comme ce moyen est plus onéreux, ils paient finalement davantage pour leur mobilité que les Zurichois et les Bernois.

Coût plus élevé à Lausanne

Les coûts totaux atteignent 76 centimes par kilomètre en voiture contre 26 centimes en transports publics. En moyenne par année, le Lausannois paie ainsi 0,59 franc sa mobilité globale par kilomètre parcouru. Le Bernois doit débourser 0,46 franc, tandis que le Zurichois sort 45 centimes de sa poche.

Ni le réseau, ni les tarifs n'expliquent cependant la popularité moindre des transports publics à Lausanne. Les prix sont plus bas sur les bords du Léman et la desserte est tout aussi bonne, ont observé les chercheurs.

Les aspects culturels, la facilité de se parquer notamment au travail, l'absence actuelle de tram sont des pistes d'explication, en rappelant que l'étude se base sur des données de 2005, avant l'entrée en service du M2. En matière de Réseau Express Régional (RER), Lausanne souffre en revanche d'un retard évident en comparaison des deux cités alémaniques.

Augmentation modérée

Les chiffres sont éloquents: on compte 1000 départs RER par jour pour Zurich, 750 pour Berne et seulement 176 à Lausanne, a déclaré Felix Walter, du bureau Ecoplan, lors de la présentation de son étude à l'EPFL.

Pour augmenter l'utilisation des transports publics, une des solutions consisterait à augmenter modérément le prix du billet et de l'abonnement. L'offre publique serait ainsi améliorée, elle attirerait plus de clients qui au final paieraient moins pour leur mobilité puisqu'ils auraient moins recours à la voiture.

(ats)